Je vous adresse mon traditionnel salut depuis ma petite tribune. Cela est connu de tous. L’histoire récente des élections en Côte d’Ivoire rythme avec des violences à répétition ayant fait de nombreux morts et blessés traumatisés gravement sûrement pour le reste de leur vie. Comme les autres années électorales, 2025 arrive aussi avec son lot d’inquiétudes et incertitudes. A quelle sauce serons-nous mangés ? A neuf mois de cet important événement, les différents partis politiques s’activent sur le terrain. Quand certains travaillent pour remporter la victoire, d’autres peaufinent des stratégies pour contester le résultat et mettre les populations dans la rue. Ils viendront encore créer des comités nationaux de transition (Cnt) ou opter pour un boycott actif pour ne pas participer à cette élection. À tout le moins, s’ils y participent, ils viendront revendiquer une victoire qu’ils n’ont pas du tout préparer. Qui perd à ce jeu si ce n’est le peuple abusé par la mauvaise foi de ces opposants en pacotille ? Les violences de la dernière élection, celle de 2020, ont fait officiellement 85 morts et près de 500 blessés entre août et novembre. L’opposition n’avait pas lésiné sur les moyens. Dans de nombreux endroits des tronçonneuses ont été acquises pour abattre les arbres et obstruer les voies. Le porte-parole du Cnt, Affi N’guessan avait à l’époque annoncé le soutien à leur action, de l’ancien patron du Crédit Suisse. Aujourd’hui que ce dernier est rentré au pays pour briguer la magistrature suprême, alors que l’on l’accuse de détenir plusieurs nationalités dans sa poche, il ne faudrait pas s’étonner qu’il pousse ses partisans dans la rue pour crier au complot à un éventuel rejet de sa sa candidature. L’homme le sait très bien mais à chacune des rencontres avec ses militants, il évite malicieusement la question. Récemment les députés du plus vieux parti ont donné le ton de ce que leur parti prépare. La démarche n’est pas différente de celle de 2020 où le sphinx de Daoukro, bien que déclaré éligible par le Conseil constitutionnel, une décision qu’il a lui-même saluée, fournissant même tous les documents électoraux (affiches et tee-shirts) de campagne, il a jeté l’éponge. Il a été imité par Affi N’guessan. La raison fondamentale, éviter une honte programmée, car ayant abandonné le terrain au RHDP. Octobre 2025 va arriver bientôt. Que font concrètement ces partis sur le terrain à part organiser quelques réunions avec quelques militants et se proclamer déjà vainqueur ? On l’a toujours dit, “comme on fait son lit, comme on se couche”. Demandez à Alassane Ouattara comment il avait préparé son triomphe face à Laurent Gbagbo. Trois ans avant la présidentielle, il avait lancé sa précampagne à la place Figayo de Yopougon avant de parcourir tous les campements, hameaux et villages pour se faire connaître de ses pairs Ivoiriens et leur expliquer son fameux slogan de campagne “ADO Solutions”. Je veux bien savoir entre s’apprêter pour aller sereinement à une élection et se préparer pour bander les muscles, qu’est-ce qui devait compter ? Déjà quand je prends mon temps pour aller sur la toile ces jours-ci, je constate que le verbe est déjà violent. L’opposition s’attribue déjà la victoire et accuse le RHDP de vouloir frauder. Pourtant tous ces partis sont représentés à la Cei, le PPA-CI du mari de la petite femme étant le dernier a y effectuer son entrée, (voir le décret présidentiel signé le 15 février et rendu public le 22 février 2022. Ce sont des menaces ouvertes à une catégorie d’Ivoiriens qu’on fait vite attribuer à un parti politique. Loin d’être un alarmiste indécrottable, je peux dire au regard de l’actualité brûlante que leur plan diabolique est déjà en marche avec la mise à sac de la gendarmerie de Bettié le mardi 21 janvier dernier par des jeunes de cette localité. Vous verrez que Bettié va faire des émules à travers le pays les jours à venir. Les nageurs au dos nu montent déjà la jeunesse contre les forces de l’ordre. De ma petite tribune, j’ai une petite doléance à ces personnes qui croient détenir le monopole de violence. S’il commencent qu’ils restent ici au pays. Cette fois-ci, personne n’aille au Ghana, au Libéria ou ne fuit vers les pays de l’AES dont les dirigeants sont devenus des modèles pour eux. Curieux tout de même pour les adeptes de la démocratie. Oui, les positions se radicalisent. Des porte-parole de certaines formations politiques affirment véhément que la prochaine présidentielle ne se tiendra pas sans leur mentor, mettant de côté les dispositions de notre loi fondamentale. Avec eux, il faut entendre et comprendre que cette élection ne se sera pas inclusive sans leur champion. Mais au fait, l’élection est inclusive avec des individus ou des partis partis politiques ? C’est là qu’il faut aller voir du côté du Sénégal dont on parle tant. Sonko a été écarté, mais son parti est allé à la compétition avec Diomaye Faye et a gagné. Là bas, on est d’accord pour dire que l’élection a été inclusive parce qu’aucun parti politique n’a été disqualifié, mais des individus l’ont été. La Côte d’Ivoire a sa constitution. Elle sera respectée au risque que nous ne basculions dans un État voyou.
JPH













