Activités de proximité, notamment une clinique juridique gratuite au centre culturel, les conférences à l’institut de formation et d’éducation féminine, au département de droit de l’Université Peleforo Gon Coulibaly et dans les principaux établissements scolaires ainsi qu’un procès fictif tenu à la cour d’appel de Korhogo étaient au menu.
Lesquelles activités ont donné l’occasion au justiciable de la cité du Poro de voir l’avocat en action, dans l’exercice de son métier. Mais aussi, de bénéficier de conseils juridiques gratuits, d’assistance dans les commissariats.

Objectif ? Mieux faire connaître la profession aux populations en sensibilisant sur le rôle de l’avocat et le fonctionnement de la justice. Et ce, du mercredi 5 au dimanche 9 février 2025.Le Barreau de Côte d’Ivoire conduit par le bâtonnier, Mme Loan-Messan Florence, a posé les jalons du lien entre les populations et cette corporation. En effet, durant cinq 5 jours, ces hommes et femmes de droit ont instruit les femmes, les jeunes et autres forces vives locales sur le bien-fondé du recours à l’avocat qui, ont-ils expliqué, n’est pas accessible uniquement qu’aux riches.
Au centre culturel Womiengnon où était installée la clinique juridique, les freins et obstacles d’ordre culturel vis-à-vis de la justice moderne, en pays senoufo où la justice traditionnelle prédomine, ont fait l’objet de discussions et d’éclaircissement pour aboutir à la levée des appréhensions des usagers-visiteurs.
Quant aux conférences, l’hypothèse des clichés culturels lors de la prise de parole des populations a vite resurgit. Cependant, les conférences ont surtout permis aux avocats de faire connaître davantage leur corps de métier et son rôle dans le fonctionnement du système judiciaire ivoirien.
Les étudiants en droit de l’Université Peleforo Gon Coulibaly ont pu montrer leurs qualités de futurs avocats, à travers des plaidoiries, voire d’impressionner leurs hôtes du jour. Qui n’ont pas manqué de les encourager tout en indiquant que les portes du barreau de Côte d’Ivoire sont ouvertes aux meilleurs d’entre eux.
La dernière grande activité de contact, un procès fictif organisé à la cour d’appel de Korhogo, en présence des autorités et des populations, a fini de convaincre sur la grande valeur des avocats de Côte d’Ivoire. La confrontation entre maîtres Ursul Mombauhi G. et Zana Daouda Ouattara au cours de ce procès fictif qui jugeait une jeune fille qui a donné la mort à son père qui la violait depuis sa tendre enfance, a donné droit à un réquisitoire et une plaidoirie de haute qualité, démontrant, ainsi, les capacités d’un avocat à sauver une cause quasiment perdue.

« La justice est rendue au nom du peuple. Le peuple doit connaître qui sont les acteurs de la justice et comprendre comment la justice est rendue en son nom. Ce procès fictif qui a des finalités didactiques et pédagogiques, veut apprendre au citoyen ivoirien qui sont les acteurs de la justice, quelles sont les infractions qui sont poursuivies et surtout, comment les avocats les défendent devant les juridictions », a renseigné maître Loan-Messan Florence, bâtonnier de l’ordre des avocats du barreau de Côte d’Ivoire pour la période 2025-2027.
Cerise sur le gâteau : l’équipe des avocats a remporté la finale jouée contre les opérateurs économiques par le score de 4-2, lors d’un tournoi de football qui a vu la participation des formations des avocats, des chefs de service, des fonctionnaires d’Issia et des opérateurs économiques, le samedi 8 février 2025 sur le terrain des sports du lycée moderne de Korhogo.
Billy Kakao













