USA/Un juge désavoue à propos de la fin du gel des aides à l’USAID

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Aux États Unis, Trump voulait mettre fin aux aides américaines aux organismes humanitaires étrangères. Mais un juge fédéral vient de le lui dire non, estimant que l’administration n’avait fourni aucune explication sur les raisons de ce gel.

Le 20 janvier, jour de l’investiture de Donal Trump, il avait signé un décret ordonnant un gel de l’aide étrangère des Etats-Unis à des organismes humanitaires pour 90 jours. L’administration Trump voulait ainsi se laisser le temps de réexaminer complètement ces financements. Dans le viseur des républicains : les programmes favorisant l’avortement ou prônant la diversité et l’inclusion. Impensable pour Trump de leur verser le moindre dollar. Mais il ne pourra finalement pas geler ces versements, conformément à une décision de justice prise ce vendredi par un juge.

Mais jusqu’à ce jour, l’administration américaine n’a fourni «aucune explication sur les raisons pour lesquelles une suspension générale de toute l’aide étrangère […], était un préalable nécessaire à cette révision» écrit Amir Ali dans sa décision relayée par Sud-Ouest. C’est un nouveau revers pour Trump, après que plusieurs magistrats ont intenté une quarantaine de poursuites, contestant certaines décisions du président, dont la révocation du droit du sol ou encore le décret donnant à des employés d’Elon Musk l’accès au système comptable du département du Trésor.

Trump va-t-il se laisser aller ?

Le juge Amir Ali, nommé par le précédent locataire de la Maison Blanche, le démocrate Joe Biden, a également décidé d’empêcher l’administration Trump de résilier des contrats en cours au 19 janvier. Amir Ali avait été saisi par des associations, entreprises, ONG et autres bénéficiaires de ces aides financières. Leur gel décidé par le président devait être un préalable au démantèlement de l’agence américaine qui s’occupe de les répartir, USAID. Cette dernière devrait donc être épargnée, sauf si Trump choisit de passer outre les décisions de justice. Le 11 février, le président des Etats-Unis a en effet déclaré sur son réseau Truth Social, qu’il ne se laisserait pas arrêter par des «juges politisés».

Sources Capital

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