Yamoussoukro/Lutte contre la Corruption. Tiemoko Meylet lance les activités de l’Académie de la Bonne Gouvernance 

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Le Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, a procédé, le  jeudi 24 Avril 2025, au lancement de l’Académie de la Bonne Gouvernance et du Leadership Anti-Corruption. Ce, en présence de la Présidente du Sénat Kandia Kamissoko Camara, le Président de l’ASCAD, Pr Gilbert Ake N’gbo,   des ministres Moussa Sanogo et Anne Désirée Oulotto et  de plusieurs hautes personnalités.

Selon Épiphane Zoro Ballo, Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance , l’académie ambitionne de former une nouvelle génération d’acteurs publics et privés intègres, et de promouvoir une culture d’éthique et de responsabilité.

A l’ouverture des travaux. Le Vice- président de la République, Tiemoko Meylet Koné s’est dit heureux de prendre  prendre part à cette importante cérémonie qui marque le lancement officiel de l’Académie de la Bonne Gouvernance et du leadership anticorruption.

Cet événement d’une portée stratégique incarne notre aspiration commune à bâtir une société plus juste, plus transparente et plus responsable. « Je voudrais en cette occasion solennelle souligner l’engagement constant du Président de la République, Alassane Ouattara, qui fait de la Bonne Gouvernance un axe fondamental du développement national.

Sous son autorité, un vaste chantier de réformes structurelles a été engagé depuis 2011″ . Ce processus a conduit à l’installation d’une architecture institutionnelle cohérente articulée autour de la prévention, de la détection et de la répression des actes de corruption. Au cœur de ce dispositif, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, créée en 2013 à l’initiative du chef de l’État, s’est affirmée comme un pilier de la lutte contre la corruption et la promotion d’une gouvernance fondée sur l’éthique.Son action est soutenue par les missions de contrôle exercées par l’Inspection Générale d’État, les inspections sectorielles ainsi que la Cour des comptes, qui veillent à l’application rigoureuse des principes de Bonne Gouvernance au sein de l’administration publique. Dans le même élan, un port pénal économique et financier a été institué afin de doter notre justice d’une expertise spécialisée. Apte à instruire efficacement les infractions économiques et surtout prononcer les sanctions appropriées.

La Côte d’Ivoire connaît depuis belle durée, et particulièrement depuis quelque temps, une progression remarquable dans les évaluations internationales, comme l’attestent les derniers classements publiés par Transparency International et dont le président de la Haute, le président qui vient de me précéder, vient de dire. Cette amélioration se reflète également dans la perception des partenaires internationaux et des bailleurs de fonds qui saluent la crédibilité et la cohérence des réformes engagées par la Côte d’Ivoire. Grâce à ces avancées, notre pays bénéficie d’une confiance renouvelée, essentielle pour la mobilisation des ressources et surtout importante pour l’attraction des investissements.Mais au-delà des indicateurs statistiques, l’enjeu fondamental reste l’amélioration continue de la réalité vécue au quotidien par les populations. Il s’agit de construire une société où chaque individu bénéficie d’un traitement équitable dans l’accès aux services publics et peut compter sur un système judiciaire intègre et impartial. Cela implique que la lutte contre la corruption ne se limite pas à la répression.Elle doit aussi s’appuyer sur la formation d’hommes et de femmes responsables, capables de résister aux compromissions et de choisir la voie de l’intégrité. C’est précisément cette ambition qui est à la base de la création de l’Académie de la bonne gouvernance et du leadership anti-corruption. Cet outil vient bien évidemment renforcer le cadre institutionnel et juridique existant, en se focalisant sur un maillon essentiel, celui du savoir, celui de la sensibilisation et de la promotion d’une culture citoyenne profondément attachée aux valeurs éthiques.L’Académie représente à cet effet un levier stratégique qui permettra de faire émerger une nouvelle génération d’acteurs publics et privés engagés à faveur d’une gouvernance intègre et efficace. Pour remplir pleinement cette mission, l’Académie devra veiller à rendre accessibles ses ressources documentaires et ses enseignements à toutes les couches de la société, et en particulier aux jeunes. Il s’agit par conséquent de faire en sorte que l’intégrité, la justice et la recevabilité ne soient pas perçus comme des idéaux réservés à une minorité, mais comme des normes sociales, partagées et exigées par tous. L’ Académie vise à devenir un centre d’excellence régional au service de toute l’Afrique de l’Ouest. C’est en somme que nous devons bâtir une communauté d’États intègres, portée par une masse critique de personnes capables d’impulser un changement durable à l’échelle du continent.  Il a saisi cette opportunité de ce moment pour féliciter  Epiphane Zoro Ballo, Président de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance, dont l’engagement et la capacité à fédérer les énergies autour d’initiatives novatrices ont été déterminantes dans la création de cette Académie. Je vous demande de l’applaudir très fort. Aussi, salué  le rôle de tous les partenaires nationaux et internationaux, les institutions publiques, les acteurs du secteur privé, les organisations de la société civile et le monde académique qui ont apporté leur appui à cette initiative.Pour lui, La Côte d’Ivoire a choisi la voie d’une gouvernance éthique, fondée sur la transparence et entend maintenir ce cap avec détermination.À la suite de ce lancement, une première session de formation est prévue du 26 au 30 avril 2025, à l’intention d’une centaine d’auditeurs, sur les thématiques de la prévention et de la lutte contre la corruption.Proposant des formations qualifiantes, certifiantes et diplômantes, l’Académie souhaite se positionner comme un véritable hub sous-régional dédié à l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs du changement. Des panels meubleront cette cérémonie.Cette cérémonie a réuni plusieurs participants entre autres,les étudiants, les élèves, des délégations venues de l’étranger, les chefs traditionnels.

N Konan

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