Haut-Sassandra : L’ONECI forme plus de 60 agents d’état-civil pour une gestion modernisée et conforme aux réformes de 2025

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Dans le cadre du projet « Appui à la digitalisation de l’état-civil et à l’identification des personnes vulnérables », l’Office National de l’État-Civil et de l’Identification (ONECI) a lancé à Daloa une importante session de formation continue au profit des agents d’état-civil issus de l’ensemble des localités de la région du Haut-Sassandra.

Cette initiative, soutenue par le partenaire technique CIVIPOL, s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’état-civil et de l’identification.

Un contexte marqué par un déficit de formation à combler

En 2020, moins de 40 % des agents en poste dans les services d’état-civil avaient bénéficié d’une formation spécifique.

Consciente de cette situation, l’ONECI s’est vu confier par l’État la mission d’assurer la formation et le perfectionnement continus de ce personnel essentiel. Grâce à ce programme, des sessions ont déjà été menées dans plusieurs régions telles que Yamoussoukro, le Bélier, la Mé, le Gbêkê.

Aujourd’hui, c’est au tour du Haut-Sassandra, avec ses 19 localités, dont Daloa, Issia, Vavoua, Gonaté, Saïoua ou encore Zoukougbeu, d’accueillir ces séances de mise à niveau.

Plus de 60 participants sont mobilisés, répartis sur trois salles de formation, encadrés par six formateurs spécialisés.

Selon Gonta Gba, chef de projet à l’ONECI chargé de la numérisation des registres d’état-civil, cette session vise à rendre les agents opérationnels face aux nouveaux défis du secteur, notamment l’application de la nouvelle loi sur l’état-civil de 2025, en remplacement de celle de 2018.

« Les textes sont très dynamiques. Il est impératif que tous les agents soient au même niveau d’information pour une application rigoureuse de la loi. Cette formation est aussi l’occasion pour eux de partager les difficultés rencontrées sur le terrain, notamment avec le logiciel CityWeb que nous avons déployé pour capter les naissances et attribuer les NNI aux nouveaux-nés. »

Il a également rappelé que cette initiative est un préalable indispensable au lancement imminent du projet de numérisation des registres d’état-civil, qui exigera des agents bien formés, maîtrisant les outils numériques et les normes juridiques en vigueur.

Objectifs pédagogiques clairs et résultats attendus

La formation vise trois objectifs spécifiques :

Maîtriser le cadre juridique en matière d’état-civil,

Savoir enregistrer les actes d’état-civil selon les nouvelles normes,

Offrir un accueil de qualité dans les centres d’état-civil pour mieux servir les populations.

Mme Diane Geneviève Koffi, chargée d’études à la sous-direction de l’état-civil, a détaillé les modules abordés :
« Nous dispensons quatre modules : la vision du gouvernement, les principes fondamentaux de l’état-civil, l’administration des faits d’état-civil, et la qualité du service public. À travers cela, nous voulons des acteurs bien formés, prêts à améliorer l’efficacité de leurs services. »

Un calendrier structuré en deux phases

Du 1er au 3 juillet : formation des agents d’état-civil des mairies et sous-préfectures,

Les 4 et 5 juillet : formation des officiers d’état-civil de la même région.

Cette répartition permet une prise en charge ciblée selon les responsabilités de chacun dans le processus administratif et juridique.

Un message fort : professionnaliser l’état-civil pour mieux identifier les citoyens

Les responsables de l’ONECI insistent sur la nécessité d’abandonner les vieilles pratiques, souvent sources de lenteurs et d’erreurs, et de s’arrimer aux nouvelles exigences.

La loi de 2025 prévoit d’ailleurs des sanctions disciplinaires pour tout manquement grave.

« L’ONECI est le tiers de confiance en matière d’identification. Notre rôle est d’être aux côtés des agents, de les soutenir techniquement et de veiller à ce qu’ils deviennent demain de véritables professionnels de l’état-civil », a conclu M. Gonta Gba.

À travers cette action à Daloa, l’ONECI poursuit son déploiement méthodique à travers le pays pour bâtir une administration de l’état-civil moderne, performante et proche des citoyens. La fiabilité de l’identification légale des personnes reste une priorité pour l’État ivoirien, dans un monde de plus en plus digitalisé.

Davila Y

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