Côte d’Ivoire / Réflexion politique : Le Dr Oussou Kouamé Rémi présente un guide de défense du bilan social du Président Alassane Ouattara

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À l’occasion d’une rencontre académique tenue récemment après son passage sur la chaîne de télévision  »Reflet TV », le Dr Oussou Kouamé Rémi, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara, a dévoilé son tout dernier ouvrage intitulé « Comment répondre aux questions sur le bilan du Président Alassane Ouattara ». Un document présenté comme un outil stratégique de communication, destiné à tous les militants et responsables du RHDP désireux de défendre efficacement les acquis du Président, notamment sur le plan social.


Un guide pour une lecture élargie du bilan présidentiel
Dans son intervention, le Dr Oussou a expliqué la genèse de ce projet. Selon lui, l’initiative est née d’un constat récurrent : la tendance des défenseurs du régime à se focaliser uniquement sur les infrastructures physiques, telles que les ponts, routes, échangeurs ou grands bâtiments, au détriment des nombreuses réformes et actions sociales menées au bénéfice des populations.« Il y a plus que ce que les yeux doivent et peuvent voir. Les initiatives sociales du Président Ouattara sont multiples et impactantes. Il faut rendre à César ce qui est à César », a-t-il souligné.


Un contenu structuré en trois parties
Le document, d’une cinquantaine de pages rédigé dans un style accessible, est divisé en trois parties complémentaires.« Ce qu’il ne faut pas faire » : une section critique sur les erreurs fréquentes dans les argumentaires politiques, notamment l’accent excessif mis sur les infrastructures.« Ce qu’il faut absolument faire » : elle insiste sur l’importance de la préparation des interventions publiques et sur la nécessité de recentrer le discours autour des réponses concrètes aux besoins sociaux (éducation, santé, emploi, filets sociaux…).


« Bilan par District » : un inventaire structuré des projets réalisés dans les différentes régions du pays, qui permet une argumentation localisée et contextualisée.


Une œuvre au service du débat démocratique
L’auteur se veut clair : ce document n’est pas une simple compilation de réalisations, mais un guide stratégique de prise de parole, à l’usage des militants, porte-paroles et citoyens engagés.« À trois ans de la présidentielle de 2028, il est plus que jamais nécessaire de parler du bilan du Président avec justesse et responsabilité. Le Président Ouattara tient la barre malgré les vents contraires. Il est donc juste de lui rendre hommage pour son action sociale remarquable », a déclaré le chercheur.
Un appel à la responsabilité citoyenne
En conclusion, le Dr Oussou a appelé à une défense active mais pacifique du bilan du Chef de l’État, tout en insistant sur l’acceptation des résultats électoraux à venir, quelle qu’en soit l’issue.« Défendons le bilan social avec conviction, mais reconnaissons aussi le verdict des urnes pour préserver la paix », a-t-il lancé.


Avec ce document, le Dr Oussou Kouamé Rémi apporte une contribution significative au débat public en Côte d’Ivoire, en outillant les citoyens et acteurs politiques sur la meilleure façon de valoriser un bilan présidentiel souvent réduit à ses seuls aspects visibles, oubliant les réformes de fond qui transforment durablement la vie des populations.
Dans ce même élan à la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Dr Oussou Kouamé Rémi a fait savoir que.<< Le 7 août 2025, la Côte d’Ivoire célébrera le 65e anniversaire de son accession à l’indépendance. Une étape symbolique dans l’histoire d’une nation qui, au fil des décennies, a connu des moments d’euphorie, de turbulences, mais aussi de profondes reconstructions. Que retenir, donc, de ces 65 années de souveraineté nationale ? Quel regard jeter sur le parcours des figures marquantes comme Félix Houphouët-Boigny et Alassane Ouattara, les deux hommes d’État dont les empreintes ont le plus marqué la trajectoire du pays ?>>.


1960 – 1980 : l’ère du « miracle ivoirien »
La Côte d’Ivoire accède à l’indépendance le 7 août 1960 sous la conduite du Président Félix Houphouët-Boigny. Dès les premières années, le pays s’inscrit dans une dynamique de croissance soutenue, attirant admiration et espoir à l’échelle africaine. Cette période de prospérité économique, qualifiée à juste titre de « miracle ivoirien », fut le fruit de choix économiques audacieux, d’une diplomatie pragmatique et d’une politique d’ouverture maîtrisée. Derrière cette réussite, se cache une vision lucide du Père de la Nation, qui privilégia la stabilité, la paix et l’investissement dans l’agriculture et les infrastructures.


1990 – 2011 : vents contraires et fractures internes
À partir des années 1990, la donne change. Le pays est confronté à la montée du pluralisme politique, à des tensions sociales alimentées par une situation économique dégradée, puis à des crises politiques majeures. La rébellion armée de 2002 puis la crise post-électorale de 2010-2011 marquent douloureusement l’histoire récente, plongeant la nation dans l’instabilité et la division.
2011 – 2025 : la décennie de la reconstruction
L’année 2011 amorce un tournant décisif avec l’arrivée au pouvoir du Président Alassane Ouattara. Dès son investiture, il affiche une volonté claire : réconcilier les Ivoiriens et reconstruire un pays en lambeaux. Il met en place la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR), tout en lançant simultanément les Programmes Présidentiels d’Urgence (PPU), axés sur la réhabilitation rapide des infrastructures de base et la réponse aux besoins pressants des populations.


Porté par une rigueur de gestion et une culture du résultat, il initie une série de Plans Nationaux de Développement (PND) qui vont hisser la Côte d’Ivoire au rang de puissance économique régionale. Quinze années plus tard, les résultats sont tangibles : autoroutes, ponts, écoles, hôpitaux, zones industrielles, amélioration de la gouvernance économique, couverture santé universelle, électrification rurale, transformation agricole, etc.
Houphouët-Boigny et Ouattara : deux figures, deux époques, une même ambition
Si comparaison il y a entre Félix Houphouët-Boigny, le Père Fondateur, et Alassane Ouattara, le Père Bâtisseur, elle s’inscrit dans une logique de continuité historique. Le premier a posé les bases : paix, stabilité, cohésion nationale. Le second, héritier déclaré de l’houphouétisme, a repris le flambeau en y intégrant une dimension de performance et de durabilité. La gestion par les résultats, la planification stratégique, la transformation structurelle de l’économie : autant de leviers qui témoignent d’un leadership tourné vers l’avenir.
Une nation en devenir, une démocratie à consolider
Alors que l’élection présidentielle de 2028 approche, la Côte d’Ivoire se tient à un nouveau carrefour. Dr Oussou Kouamé Rémi, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara, résume cette phase de transition.« Le Président Ouattara tient fermement la barre, malgré les défis nationaux et internationaux. Il est désormais de notre devoir de défendre son bilan avec objectivité, sans occulter l’importance de préserver la paix et de respecter le verdict des urnes. »


65 ans après : entre héritage et avenir
En définitive, ces 65 années d’histoire nous enseignent la valeur de la paix, la force de la résilience et l’importance d’une vision claire pour le développement. Elles rappellent que chaque génération doit assumer sa part de construction nationale, en honorant le passé, tout en bâtissant l’avenir.


La Côte d’Ivoire de demain s’écrira avec ses jeunes, ses institutions renforcées, et sa capacité à se réinventer dans un monde en mutation. À 65 ans, la nation ivoirienne entre dans une maturité stratégique : celle d’un pays qui sait d’où il vient, qui comprend les leçons de son histoire, et qui regarde l’avenir avec détermination.

Yero Kouadio

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