Libre opinion/Un pétard bien mouillé 

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Recevez encore mon salut de ma petite tribune où je suis les évènements au Bénin comme tout le monde. Mais un petit rappel sur cette situation. Au Bénin, le dimanche 7 décembre au matin, après des tirs près de la présidence, des « soldaillons », après avoir fait irruption à la télévision nationale pour annoncer la destitution du président Talon, invoquant pêle-mêle la « dégradation de la situation sécuritaire » ou la remise en cause des « libertés fondamentales ». Ce groupuscule de soldats, sûrement en mal de publicité, avaient décidé de tordre le coup à l’ordre constitutionnel. Encore une fois, notre sous-région ouest-africaine se serrait illustrée tristement et négativement, car l’on a fraichement en mémoire, l’épisode Umaro Sissoco Embalo en Guinée-Bissau voisine. Dès l’annonce des bidasses béninois à la télévision nationale béninoise, de leur prise des reines ferment suivie d’une pluie de condamnations à travers le monde, les mêmes panafricains qu’on connaît, du moins ceux qui se réclament comme tels, ont commencé à jaser et danser saluant leur héroïsme. C’est ce qu’ils savent faire le mieux, soutenir les causes noires, insensées, perdues et vouées à l’échec comme d’habitude. Chez moi en Côte d’Ivoire, excusez-moi du terme, ces « panafricons » jacassaient, riaient sous cap et piaffaient d’impatience d’apporter leur soutien total à cette forfaiture. Et sûrement, les jours suivants, ils se rendraient au pays de Talon avec leurs séides, féliciter et soutenir de vive voix les mutins béninois en les traitant de héros. C’est comme ça leur fonctionnement. L’incohérence outrancière que même les moins lucides de leur propre camp ont du mal à comprendre sauf bien sûr, Kémi Seba, Nathalie Yamb, Franklin Niamsi et leur horde de super activistes qui pullulent sur la toile. Mais Dieu, le Vodou, l’armée républicaine et le peuple du Bénin ont fait échouer la mascarade. Il n’y aura donc pas de coup d’Etat au Bénin. Les adeptes des putschs devront patienter et se rendre bien compte que cette fois-ci, la manipulation qui consiste à diaboliser la France et gonfler à blanc les populations pour soutenir les putschistes, n’a pas pris. Au pays de Hubert Maga, Christophe Soglo, Sourou-Migan Apithy, Justin Ahomadegbé-Tomêtin, Émile Derlin Zinsou, Mathieu Kérékou, Nicéphore Soglo, Thomas Boni Yayi et Patrice Talon, contrairement à ses voisins de l’Alliance des Etats du Sahel, le pétard était mouillé.

JPH

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