Prévention des conflits armés/L’ONG APRD sensibilise les populations contre les violences armées à Zoukougbeu.

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L’Organisation Non Gouvernementale ( ONG APRD, Agir pour la Paix, la Réconciliation et le Développement), en partenariat avec la Comnat-Alpc, a organisé une cérémonie de sensibilisation des populations du département de Zoukougbeu sur la violence armée, dont le thème était : « La sensibilisation de la population sur la lutte contre les dangers de la prolifération et circulation illicite des armes légères et de petit calibre et le dépôt volontaire des armes. »

Cette importante cérémonie qui s’est déroulée le vendredi 26 juin 2026, dans la salle des fêtes de la Mairie de Zoukougbeu, était présidée par Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, représentée pour la circonstance par son secrétaire général de préfecture, Kouassi Koffi Alphonse, et sous le parrainage du Comité Économique Social Environnemental et Régional ( Ceser).

Touaplé Gogoua Philippe, président départemental du comité Civilo militaire, a pris la parole pour remercier le préfet du département de Zoukougbeu, Symakan née Coulibaly Adjatou, qui selon lui, depuis sa prise de fonction a réveillé la Cellule Civilo militaire qui dormait. C’est pourquoi, il a demandé à son représentant de lui transmettre leur sincère remerciement. Il a dit que cette structure créé en 2020, leur a permis de faire le tour de la région du Haut Sassandra pour installer dans chaque département un président.

A sa suite, Tekoua Lucien, président de la Comnat Guiglo, a dit qu’ils sont venus à Zoukougbeu pour accompagner l’ONG APRD. Il a dit que la Comnat créée le 30 avril 2026, est une structure d’État, au sein du ministère de l’intérieur par décret présidentiel.

« Nous travaillons dans les régions du Cavally et du Guemon, à Bouaké, San Pedro, dans les différentes régions de la Côte d’Ivoire. La Comnat sensible la population, les escats à déposer ce qui n’est pas bon au sein de notre société qui empêche le développement, qui sont les armes légères et de petite calibre( ALPC ). Nous civiles nous n’avons pas le droit, l’autorisation de les détenir. Donc, il faut qu’on s’en débarrasse. » a déclaré Tekoua Lucien.

Ikossié Deazon Jean-Baptiste, représentant le président du conseil régional du haut Sassandra, a remercié les organisateurs vu que le thème est d’actualité puisque :  » nous vivons aujourd’hui dans notre pays beaucoup de cas de violences de tout genre surtout la violence armée alors , c’est pour cela que nous avons décidé d’être présent pour être témoin de l’exposé des organisateurs de cette cérémonie. « 

El Hadj Koné Moussa, président l’ONG APRD, a expliqué ceci :  » La séance avait pour thème la sensibilisation des populations sur la lutte contre les dangers de la prolifération et la circulation illicite des légères de petit calibre. Et ensuite, pour aller plus loin, on va aussi parler de l’incitation au dépôt maintien des armes et à cette occasion nous avons dépeint des objectifs parce que ces armes dont on parle, quelles sont les origines, les causes de la prolifération et aussi nous sommes allés jusqu’à dire aux gens que les armes qu’ils possèdent sont un danger pour eux aussi. Il fallait leur expliquer celà, qu’ils comprennent que désarmer est encore mieux que de déposer en cachette dans la maison. »

Le premier responsable de l’ONG APRD dans le département de Zoukougbeu, a justifié pourquoi, ils ont organisé cette cérémonie :  » nous sommes dans une localité qui n’est pas loin de la zone de l’ouest et l’ouest dans les temps de crise , quant on parle de désarmement même, c’était là-bas surtout les ONG internationales aidaient la Côte d’Ivoire à désarmer à déposer les armes, on raflait beaucoup dans cette zone, eu égard aux pays frontaliers qui étaient vraiment dans zone chaude en ce moment là. « , et de poursuivre en ces thèmes :  » Il y’a encore des armes, nous sentons. dans notre département ici que de temps en temps on entend des crépitements, c’est dire que des armes existent. Comment amener des jeunes à s’en débarrasser, c’est l’objectif de cette séance de travail. Je pense que entendre des chefs de village, des chefs de communautés, même les présidents de jeunes qui sont prêts à nous accompagner à ce que où il y’a des armes des gens puissent volontairement se déclarer pour que ça soit déposées. »

Quant à Kouassi KOFFI Alphonse, secrétaire général de la préfecture, représentant le préfet du département de Zoukougbeu, il a remercié et féliciter l’ONG APRD et ses partenaires qui en choisissant de mener cette activité apportent un soutien indéniable à l’administration dans le département de Zoukougbeu. En effet selon lui : « Nous savons que notre département est à la traîne en terme de développement, le préalable à tout développement était la paix, nous devrons œuvré à ce qu’il y ait la paix. Une arme illicite ne construit rien, ne cultive pas, ne soigne pas, ne forme pas. » Au contraire, a souligné Kouassi Koffi Alphonse, elle installe l’insécurité, la peur et le recule de l’économie et par ricochet le recule de développement.

C’est la raison pour laquelle a indiqué le représentant de Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, après la crise qu’à connue notre pays, le gouvernement à travers la Comnat APRD, a mis en place un point d’honneur au dépôt volontaire des armes pour un avenir radieux de notre département. « Refusons les armes illégales, dénonçons tout trafic ou détention suspecte d’armes », a-t-il conseillé

Par Kevin Bakou

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