L’objectif était de rapprocher davantage l’élu de ses mandants et de créer un cadre permanent d’échanges avec les populations. C’est dans cette dynamique que le député de la circonscription de Gboguhé-Zaïbo, Stéphane Kipré, a procédé, les mercredi 5 et jeudi 6 août 2026, à l’ouverture de ses permanences parlementaires à Gboguhé et à Zaïbo, avant d’organiser une séance de restitution de sa première session à l’Assemblée nationale.
Cette initiative a été saluée par les populations, qui voient dans cette démarche une volonté de maintenir le contact avec leur représentant et de mieux comprendre son action au Parlement.
À Gboguhé, lors de la restitution parlementaire, Stéphane Kipré a expliqué que l’ouverture de ces permanences répond à un engagement pris pendant la campagne électorale. Selon lui, ces espaces doivent permettre aux citoyens de venir exposer leurs préoccupations, déposer leurs courriers et échanger avec leur député.

« Le rôle d’un député, c’est aussi de rester proche de nos populations. Il faut avoir un point où nos populations viendront porter leurs préoccupations », a-t-il déclaré, présentant ces permanences comme « la maison du député ».
Une première session parlementaire expliquée aux populations
Au cours de cette rencontre, le député a présenté le bilan de sa première session ordinaire de l’année 2026 à l’Assemblée nationale, ouverte le 12 mars et clôturée le 30 juin.
Il a expliqué le fonctionnement de l’institution parlementaire, le rôle des députés dans l’examen des textes et les différentes étapes qui conduisent à l’adoption d’une loi.
Stéphane Kipré a particulièrement insisté sur les projets de loi qui touchent directement les populations rurales. Il a notamment évoqué la sécurisation du foncier rural, une question liée à la préservation des terres agricoles et à la protection du patrimoine foncier des communautés.
Il est également revenu sur les discussions relatives à l’organisation des filières agricoles, notamment le vivrier, afin de mieux structurer les producteurs et faciliter leur accompagnement.
Les échanges sur la baisse de la TVA appliquée aux intrants agricoles ont aussi été présentés comme une mesure visant à réduire les charges des producteurs.
Le parlementaire a par ailleurs exposé les grandes orientations du Plan national de développement (PND), notamment les ambitions annoncées en matière d’accès à l’eau potable, à l’électricité et aux infrastructures.
Les préoccupations exprimées par les populations
Au-delà du compte rendu des activités parlementaires, la rencontre s’est transformée en une tribune d’écoute.
Les populations ont exposé plusieurs difficultés auxquelles elles sont confrontées au quotidien. Les préoccupations ont porté notamment sur le foncier rural, le renforcement des coopératives féminines du vivrier, le projet d’exploitation aurifère annoncé dans la zone, les conflits fonciers entre villages voisins, ainsi que les défis liés à l’agriculture et à l’appauvrissement progressif des sols.
Les questions d’accès à l’eau potable, de routes, de sécurité et de développement local ont également été soulevées.
Des engagements pour répondre aux attentes locales
Face à ces préoccupations, Stéphane Kipré a présenté plusieurs engagements.
Il a annoncé la poursuite du programme de reprofilage des routes de la circonscription afin d’améliorer la mobilité entre les villages. Il a également indiqué vouloir poursuivre les démarches auprès du Gouvernement pour trouver des solutions durables au problème d’eau à Gboguhé et à Zaïbo.
Sur la sécurité, le député a annoncé des démarches auprès des autorités compétentes pour plaider en faveur de l’installation d’un commissariat à Gboguhé et du rapprochement de la brigade de gendarmerie de Zaïbo.
Il prévoit également d’échanger avec les autorités en charge des Mines afin que les retombées liées à l’exploitation aurifère puissent davantage contribuer au développement local.
L’identification des populations et la facilitation de l’accès aux pièces administratives figurent également parmi les actions annoncées.
Un appel à l’union des cadres
Stéphane Kipré a appelé les cadres, les chefs traditionnels, les jeunes et les femmes à se mobiliser autour du développement de Gboguhé-Zaïbo.
« Le développement n’a pas de couleur politique. Le développement n’est pas la propriété d’un élu. Le développement, c’est la propriété de nos communautés », a-t-il déclaré.
Il a estimé que l’union des forces vives de la circonscription est indispensable pour porter efficacement les projets auprès de l’État.
Des populations satisfaites de la démarche
Cette initiative a reçu un accueil favorable auprès des populations.
Pour Blé Blandine, présidente des femmes de Gboguhé, la démarche du député traduit le respect des engagements pris.
« C’est un plaisir d’avoir aujourd’hui Stéphane Kipré comme député. C’est une grâce pour nous, toutes les femmes de Gboguhé, parce qu’il a dit, il a fait », a-t-elle affirmé.
Boudié Gauze-Michel, porte-parole des présidents de jeunesse de Gboguhé, a également salué une initiative qui renforce la confiance entre l’élu et les populations.

Zézé Gnoléba Justin a, pour sa part, relevé que cette restitution permet aux citoyens de mieux comprendre le rôle du député et le fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Le chef central du village de Gboguhé, Gnorou Séri, a aussi salué cette démarche de proximité. Il a rappelé que le député avait promis pendant la campagne de rester proche des populations et de revenir vers elles pour rendre compte de son mandat.
L’autorité traditionnelle a toutefois insisté sur plusieurs défis locaux, notamment la sécurité et la santé, appelant au renforcement des services essentiels dans la zone.
Avec l’ouverture de ses permanences parlementaires à Gboguhé et à Zaïbo, Stéphane Kipré entend ainsi inscrire son mandat dans une dynamique d’écoute, de proximité et de redevabilité envers les populations de sa circonscription.
Davila y













