NIAKARA/ Marchés locaux : La rareté du piment vert et du « piment sent bon » fait grimper les prix

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Aussi bien au marché central que dans les petits marchés au sein des quartiers, l’un des condiments phares de la cuisine locale se fait plus rare et plus cher. Ce tas de piment que vous voyez sur la photo d’illustration prise ce lundi dans un restaurant réputée pour son <<placali>> à Niakara, a coûté 8000fr au grand dam de la tenancière. Selon un tas de 4 piments coûterait 100 fr , situation qui pèse lourdement sur le panier de la ménagère et complique le quotidien des commerçantes. En immersion dans le marché et quelques restaurants voici notre constat.

​Il est à peine huit heures du matin. Dans les allées encore animées du marché, l’ambiance habituelle laisse place à une inquiétude partagée au niveau du secteur des condiments. Sur les étals des revendeuses, les bassines de piment vert et de « piment sent bon » (piment habanero), autrefois bien garnies, semblent aujourd’hui à moitié vides.

​Des tas plus petits pour le même prix

​« Avant, pour 100 ou 200 francs, on pouvait avoir une poignée bien garnie pour préparer la sauce. Aujourd’hui, le tas de 200 francs compte à peine trois ou quatre petits piments », déplore une cliente régulière, panier en main, contrainte de revoir son budget du jour à la hausse.

​Même constat du côté des restaurateurs et gérants de maquis, pour qui le « piment sent bon » reste un ingrédient indispensable pour relever les plats. Pour maintenir leurs marges sans réduire les portions, certains doivent ruser ou orienter leurs choix vers du piment sec ou en poudre.

​Une offre freinée par les aléas climatiques

​Sur place, les commerçantes expliquent cette situation par les difficultés d’approvisionnement depuis les zones de production.

​Les perturbations météorologiques récentes, marquées par la sécheresse et l’irrégularité des pluies, ont fortement réduit le rendement des cultures maraîchères dans les champs. À cela s’ajoutent les problèmes de transport et de conservation. Produit particulièrement périssable, le piment vert supporte mal les trajets prolongés sous de fortes chaleurs sans chaîne de froid adaptée, ce qui augmente considérablement les pertes avant même l’arrivée sur les étals.

​Les vendeuses espèrent une stabilisation des arrivages dans les prochaines semaines pour permettre un retour progressif à des tarifs plus abordables

Gnakouri Tostao 

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