Bouaké/Enrôlement à la nouvelle CNI. Quand requérants connaissent des fortunes diverses.

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Après la phase pilote du renouvellement ou de l’établissement de de la nouvelle carte nationale d’identité, (CNI) qui a connu un engouement certain chez les populations de Bouaké, place est faite à la phase d’envergure depuis le 17 février dernier.

Ce jour-là, le ministre de l’Administration, du territoire et de la décentralisation, Sidiki Diakité donnait le top départ de l’opération pour l’ensemble du pays à Abidjan.

Dans la capitale de Gbêkê, le renouvellement et l’établissement de la nouvelle CNI se déroulent simultanément à la sous-préfecture. Chaque jour, c’est une marée humaine qui déferle sur la sous-préfecture de Bouaké pour se faire enrôler pour le précieux sésame. Tout le monde approuve l’opération mais relève plusieurs griefs.

De nombreux pétitionnaires condamnent la lenteur de l’opération et plaident surtout pour une démultiplication du nombre de sites.

« Depuis la phase pilote, j’avais payé mon timbre en ligne, mais à cause de l’affluence, je n’ai pas pu me faire enrôler. Quand je pensais arriver tôt le matin vers 6 heures, je trouvais déjà de nombreuses personnes qui disaient être là depuis 4 heures du matin. J’ai remis ça plusieurs fois sans succès. Avec cette phase d’envergure, cela fait la deuxième fois que je suis là et je ne suis pas sûr d’être pris aujourd’hui. Je salue l’opération en elle-même, mais il faudrait que les gens songent à ouvrir d’avantage de centres. Si non il y a un réel engouement », a dit Kouamé Abert, enseignant du primaire qui dit avoir profité du mercredi pour venir se faire enrôler.

Koné Kanigui Gervais, agent de santé, lui se plaint du désordre qui règne dans l’opération. « Il faut le dire, ce n’est pas facile. Je suis là depuis 5 heures du matin. Il est presque 9 heures et je ne suis pas sûr que plus de 10 pétitionnaires sont passés. Les agents entrent et sortent, on ne comprend rien. Il y a du désordre ici. L’opération se déroule seulement les jours ouvrables, du lundi au vendredi. Quelle mesure prend-on pour nous les travailleurs », s’est-il interrogé.

Mlle Kessé Viviane, étudiante, pensent que l’opération est bien lancée, elle qui vient de se faire enrôler à l’instant. « Il faut saluer l’opération. Il y longtemps que nos cartes d’identité sont périmées. Les renouveler est une bonne chose. Evidemment tout le monde veut obtenir sa carte ici et maintenant. C’est ce qui pose problème. Le désordre vient de nous-mêmes les requérants. Si nous sommes disciplinés, les choses iront vite et bien. Il y a aussi que tout début est difficile. Les agents ont besoin de temps pour être rodés à la tâche. En tout cas moi je dis merci au seigneur, je suis enrôlée ».

Comme l’on peut le constater, l’opération de l’enrôlement à la nouvelle CNI à Bouaké est lancée malgré quelques difficultés, elle avance.

Des cas d’agents véreux qui s’adonnent à du business sont dénoncés mais sans preuves tangibles. « Il y a un business dedans. Pour ceux qui ne veulent pas faire le rang, ils ont une autre possibilité », s’est contenté de nous dire un requérant sous le couvert de l’anonymat, sans nous indiquer comment cela se fait concrètement. Très pris à la tâche, nous n’avons malheureusement pas pu obtenir la version d’un agent.

JPH

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