Les locaux de l’IFEF de Daoukro ont abrité la cérémonie de lancement officiel des activités de la Fédération Nationale des Associations Agricoles de Côte d’Ivoire (FENAA-CI) , ce jeudi 15 Août en présence naturellement, des leaders d’associations, d’ong, des coopératives, des mutuelles de développement, des planteurs, des commerçantes de produits vivriers et d’autres couches sociales.
Dans son intervention, le vice président de la FENAA-CI, Bakayoko Ibrahima, a fait savoir que la dite fédération agricole a été créée en 2019.L’objectif visé est de moderniser l’agriculture pour sortir les jeunes de la pauvreté dont la plupart sont tentés par l’immigration clandestine et surtout de faire de l’autonomisation de la femme agricole une réalité. Pour y parvenir, plusieurs partenaires sont associés dans le projet. « Nous avons des partenaires pour fournir des machines agricoles, fournir un bien être social en passant par la bancarisation, des prêts scolaires, des assurances maladies et vie,» a-t-il révélé avant d’indiquer que les actions axées sur la qualité et la quantité des produits agricoles sont en tête de liste des priorités. « Nous les aiderons à cultiver des produits bios afin de faciliter la commercialisation des récoltes. C’est la garantie pour bénéficier au moins des 60% de leurs gains,»a-t-il ajouté.
Au cours de la cérémonie, il ya eu plusieurs interventions des partenaires dont celle de Kangah Jean, président d’une coopérative qui a plus suscité des réactions lors des échanges. Selon lui, les paysans doivent stoper l’utilisation des entrants chimiques parce qu’ils sont néfastes pour la nature, la terre et surtout pour les plantes. « Nous ne nous rendons pas compte, mais lorsque nous utilisons ces produits chimiques pour tuer les mauvaises herbes, ils s’infiltrent directement dans le sol et tuent les êtres vivants qui y sont, pourtant producteurs de l’humus. Or l’humus est bon pour les semences »a-t-il déclaré.
Mais le paysan peut-il s’en sortir ? Vu qu’il est vieux, seul et utilise toujours des outils archaïques. À cette problématique, il les a exhortés à se regrouper en association. «C’est-à-dire, aujourd’hui, nous pouvons nous retrouver dans le champ de Koffi, demain dans celui de Mamadou ainsi de suite, et c’est sûr qu’en un an, nous pourrons travailler dans la solidarité dans des différents champs. Ainsi, nous pourrons produire mieux et nos récoltes seront de bonnes qualités. On en bénéficiera sur le plan économique mais aussi on évitera aux consommateurs beaucoup de maladies. » A-t-il dit.
Il est bon de signaler que déjà en un an d’existence, la FENAA-CI est entrain de s’implanter partout en Côte d’Ivoire pour le bonheur du monde paysan. Dans la région de l’Iffou, en présence des autorités préfectorales, municipales et traditionnelles, le vice président a confié la coordination des activités à dame N’Dri Ahou Jeanne, epse Kouadio.
Pour sa part, la coordonatrice régionale n’a pas perdu de temps pour appeler toutes les associations qui œuvrent dans le domaine agricole dans les trois départements, Prikro, M’Bahiakro et Daoukro à saisir cette chance car toutes les dispositions ont été prises pour les accompagner. « N’hésitez pas, ne trainez surtout pas les pas. Surtout mes sœurs et mamans, nous parlons toujours de l’autonomisation de la femme, l’heure a sonné de joindre l’acte à la parole. Notre bureau est situé au quartier gravier d’or en face de l’ex hôtel gravier d’or. Venez pour qu’on lance la machine, » a-t-elle conclu.

JPH

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