Renforcer les connaissances des magistrats sur les fondamentaux de la traite des personnes et du trafic illicite de migrants, Renforcer les capacités des magistrats sur les cadres juridiques internationaux et nationaux de lutte contre la traite des personnes, Renforcer la coopération judiciaire en matière de lutte contre la traite des personnes, tels sont les objectifs de l’atelier de formation, qui a ouvert ses portes, le 21 juin 2023, organisé par le projet régional de Lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golfe de Guinée, finance par l’Union Européenne et piloté par Expertise France, en partenariat avec l’Institut national de formation judiciaire de Yamoussoukro, à l’intention des magistrats du ressort de la Cour d’appel de Bouaké.
Le Directeur général de l’institut national de formation judiciaire de Yamoussoukro, Lebry Marie Léonard, a réaffirmé la volonté de son école d’être une école judiciaire de référence au plan régional et la référence en matière de formation continue des magistrats. Il a indiqué que cette formation vient à point nommé. Car cela permettra de renforcer les compétences de magistrats de la Cour d’Appel de Bouaké, exerçant les fonctions de poursuite, d’instruction et de jugement au sein de leurs juridictions respectives.

La traite des personnes consiste en l’exploitation commerciale et forcée d’être humain, qu’ il s’agisse de travail forcé dans les usines ou dans les champs, de prostitution forcée, de servitude domestique ou de toute autre forme d’exploitation qui bafoué les droits humains les plus élémentaires et les plus fondamentaux.
Lutter contre la traite des personnes est donc une nécessité impérative pour les États démocratiques et de droit, à t-il déclaré. C’est pourquoi l’Etat de Côte d’Ivoire a mis en place un une stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes 2016 – 2020, dont le troisième axe fort est de répondre aux besoins d’instituer des actions vigoureuses de répression. Et l’un des acteurs clés de cette répression, c’est la justice à travers sa composante pénale, constituée des procureurs, des juges d’instruction et des juges des Chambres pénales de jugement.
Pour réussir cette répression et lutter ainsi avec efficacité contre ce fléau, il faut absolument renforcer les capacités des animateurs de la chaîne pénale en matière de lutte contre la traite des personnes. Il a salué l’initiative du projet Régional de Lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golfe de Guinée et du Comité National de Lutte contre la traite des personnes.
Représentant, Expertise France, Bakayoko Hamed à réitéré l’engagement de sa structure à soutenir l’institut national de formation judiciaire . Selon lui, Expertise France à travers ces formations, veut contribuer à renforcer la coordination de l’action gouvermentale la répression des faits de traite des personnes, la prise en charge des victimes de la traite et la coopération régionale pour lutter contre la traite.
Le chef de service de coopération a la Direction de la lutte de la traite des personnes, qui representait le Comité National de Lutte contre la traite des personnes, Vagan née Aneye Geneviève, a appelé les magistrats à se conformer à la légalité, dans l’exercice de leur fonction, et à mener leur mission dans le strict respect des règles déontologiques. « Vous êtes des personnes essentielles dans la société. Avant d’appeler les magistrats à exercer dans l’humilité, la probité et le respect du secret professionnel. Pour elle, la lutte contre la traite des personnes doit être une priorité.

Durant trois jours, plusieurs thèmes seront animés par des experts en droit de la criminalité transnationale organisée.
L’atelier de formation prend fin ce vendredi.
N Konan













