C’était la liesse populaire au « village Can » d’Arikokaha au terme des 90 mn de l’apothéose de la coupe d’Afrique des nations le Dimanche 11 février 2024 dernier. La raison est connue de tous. Les éléphants sportifs venaient d’inscrire et de manière héroïque, digne d’un film d’action, une troisième étoile à leur palmarès en terme de champions d’Afrique.
Cette ambiance euphorique était indescriptible et plus personne ne se rendait compte de l’air poussiéreux qui constituait un nuage épais sur la place du village Can.
Justement notre équipe qui s’y trouvait, s’est approchée de certains spectateurs qui nous traduisaient à chaud leurs émotions. « Nous sommes comblés et cette année, tout comme la Côte qui a réussi le pari d’offrir une Can jamais organisée en Afrique, nous aussi, nous avons suivi de bout en bout toutes les rencontres, comme ça l’a jamais été ici à Arikokaha. Et nous exprimons notre gratitude au ministre Kalil Konaté, président du conseil régional du hambol et bien sûr à notre cadre bien aimé, Coulibaly Gninhoyo dit Tshabio. » A dit Koné Ousmane Abraham, président de l’union des Jeunes d’Arikokaha (Uja), avant de salué le sacre des éléphants dans un style peu orthodoxe.
« On dit qu’on ne vaut rien, mais nous sommes champions. Et nous danserons toute la nuit pendant que ceux qui valent quelque chose rentrerons dormir. » A-t-il ajouté.
Coulibaly Roger alias Lococo, responsable culturel du chef lieu de la Sous-préfeture d’Arikokaha, par ailleurs ancien footballeur de l’équipe dudit village a pour sa part réitéré les remerciements à son jeune frère Coulibaly Tshabio, qui, à l’en croire s’est toujours investi de façon total, pour le bien-être, l’épanouissement et le bonheur pour les habitants d’Arikokaha. Il a aussi salué la politique de développement du conseil régional avec à sa tête le ministre Kalil Konaté.
« Cela n’est pas étonnant de voir ce village Can comme don pour le village. C’est une aspiration de la jeunesse qui est au centre de la politique du gouvernement pour l’année 2024. Et l’action du conseil régional appuyée par celle du petit frère Tshabio n’est pas étonnant puisqu’ils incarnes les valeurs du gouvernement actuel. Merci à eux. » A indiqué l’ancien sociétaire de l’Asi d’Abengourou, natif d’Arikokaha, qui a par ailleurs préféré savourer le sacre des éléphants par une chorégraphie nourrie de pas savamment exécutés, plutôt que de s’adonner à une prise de parole.
En tout cas personne n’est resté en marge de la célébration de cette victoire inédite de nos pachyderme. Les associations des femmes qui par la voix de Koné Solange, ont une fois de plus rendu hommage à Kalil Konaté président du conseil régional et à son 4ème vice-président Coulibaly Gninhoyo dit Tshabio.

Elles ont justement effectué nombreuses le déplacement au village Can, pour suivre les moments historiques de cette Can « jamais organisée en Afrique ». Elles ont apporté le cachet spécial à la célébration du sacre, par leur motivation pour les danses traditionnelles toute la nuit.
A l’image de tous les territoires de la Côte d’Ivoire qui ont vibré au son du « coup de marteau » pour traduire la force de l’éléphant d’Afrique, la population d’Arikokaha en a fait autant à travers la diversité des danses y compris la musique moderne.
Notons qu’en prélude de la victoire de l’équipe de Côte d’Ivoire qui semblait prémonitoire, une parade motorisée a été faite au son des vouvouzelas offerts par les donateurs du village Can. C’était à partir de 17h 30mn à travers le village.
Assemian Navenko












