Dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest s’attèle à structurer et à formaliser son secteur minier artisanal, une entreprise canadienne se distingue par son approche innovante et responsable : Dynacor. Spécialisée dans le traitement de minerai d’or acheté auprès de mineurs artisanaux, cette société, encore peu connue du grand public, est pourtant en train de s’imposer comme un acteur stratégique dans la région.
C’est à l’occasion du rassemblement des Canadiens à l’Ambassade du Canada à Abidjan, le week-end dernier, que Jacques Tremblay, expert en intelligence artificielle appliquée au secteur minier, COO et Directeur Général, a partagé son enthousiasme après sa rencontre avec Benoît Courteau sur son compte Linkedin, haut responsable de Dynacor. « Au moment où l’Afrique de l’Ouest s’efforce de structurer et de formaliser son secteur minier artisanal, une entreprise canadienne fait figure de modèle et de partenaire stratégique. Il s’agit de Dynacor, spécialisée dans le traitement du minerai d’or issu de l’exploitation artisanale. Encore peu connue du grand public, cette entreprise mérite pourtant d’être mise en lumière pour son approche responsable, inclusive et durable. Une discussion qui a permis de découvrir les ambitions africaines d’une entreprise visionnaire », a-t-il confié.
Une première usine pilote au Sénégal
Dynacor a marqué le début de ses opérations africaines par la construction d’une usine pilote à Kédougou, dans l’est du Sénégal. D’une capacité initiale de 50 tonnes par jour, cette usine est destinée à traiter le minerai aurifère fourni par des mineurs artisanaux locaux. Elle servira également de base d’expérimentation pour ajuster les conditions techniques, économiques et logistiques en vue d’une expansion plus large.
Toujours selon Jacques Tremblay, cette initiative s’inscrit dans un plan stratégique quinquennal ambitieux, qui prévoit l’implantation de quatre nouvelles usines : trois en Afrique de l’Ouest – au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Ghana – et une en Amérique latine. Ce déploiement traduit la confiance de Dynacor dans le potentiel minier africain, mais aussi sa volonté de mettre l’humain et l’environnement au cœur de sa démarche industrielle.
PX IMPACT® : un modèle d’or responsable
L’un des piliers de l’action de Dynacor repose sur son programme aurifère PX IMPACT®, une initiative qui révolutionne la manière de produire et de commercialiser l’or artisanal. Le principe : garantir un or traçable, socialement et écologiquement responsable, grâce à une prime versée par certains clients. Cette prime est ensuite réinvestie dans les communautés minières, sous forme de projets concrets en matière de santé, d’éducation ou d’infrastructures.
Dans des pays comme le Ghana, où plus de 85 % de l’or artisanal est extrait de manière illégale, souvent au mépris de l’environnement et des droits humains, Dynacor propose une alternative crédible. En formalisant l’activité des mineurs artisanaux et en leur offrant un cadre plus juste, l’entreprise contribue non seulement à réduire l’impact écologique de l’extraction minière, mais aussi à dignifier le métier de ces milliers de travailleurs de l’ombre.
Cap sur la Côte d’Ivoire
Interrogé sur les perspectives ivoiriennes, Jacques Tremblay a également révélé les ambitions de Dynacor pour la Côte d’Ivoire.
« La Côte d’Ivoire, riche en ressources aurifères et engagée dans une réforme de son secteur minier, figure parmi les prochaines implantations stratégiques de Dynacor. En apportant son expertise, ses technologies et son modèle de partenariat communautaire, l’entreprise canadienne pourrait jouer un rôle de catalyseur pour un or ivoirien plus propre, plus juste et plus rentable pour tous les acteurs », a-t-il affirmé.
Avec sa vision à long terme, Dynacor entend s’installer durablement dans le paysage minier ouest-africain, en combinant performance économique et responsabilité sociétale. Son modèle, fondé sur la coopération avec les acteurs locaux et sur des standards éthiques élevés, constitue un exemple inspirant à suivre pour d’autres entreprises du secteur. « Rencontrer un acteur comme Dynacor, c’est entrevoir l’avenir d’un secteur minier plus éthique et plus inclusif pour l’Afrique de l’Ouest », conclut Jacques Tremblay avec conviction.
Yero Kouadio













