Arikokaha/Koné Karidja souffle ses 101 bougies. Ses enfants, petits enfants, parents et de nombreux invités la célèbrent dans une ferveur éclatante.

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101 (cent un ans) c’est l’âge officiel de celle que toute une famille, la famille BALLA d’Arikokaha, appelle affectueusement Mémé Karidja. Née en 1925, KONÉ Karidja Hélène, fille de…et de …a été célébrée par les siens le samedi 15 août 2026 dans son village natal. Au programme une messe d’action de grâce, une historique de la grande famille BALLA, son géniteur et des danses de réjouissance. 

Pour l’essentiel, on retiendra que son géniteur a servi sous le drapeau de l’armée française en qualité de tirailleur et fut auréolé du grade de Sergent-Chef grâce à son courage, sa discipline et son sens élevé du devoir. Retourné dans son pays natal, la Côte d’Ivoire il fonde une grande famille avec quatre épouses avec lesquelles il eut au total 18 enfants.

Maman Karidja est la deuxième fille de de sa maman. Pendant cent années, elle fut le témoin privilégié de l’évolution du village d’Arikokaha, de sa région natale.et de l’ensemble de notre pays. Aussi et surtout, elle est une mère attentionnée, une grand mère bienveillante et une conseillère qui propage joie de vivre, gaieté, humour et paix. Le tout qu’elle combine savamment avec sincérité et autorité.

Ce dimanche 15 août 2026 fut une journée exceptionnelle pour Maman Karidja. Tout a commencé par une messe d’action de grâce qui s’est déroulée en présence de la centenaire, de nombreux fidèles chrétiens originaires du village et d’ailleurs. Dans son omelie, l’abbé Alphonse s’est réjouit de ce bel hommage à une personne âgée, quand aujourd’hui malheureusement, nous sommes souvent réduits à pleurer la disparition de jeunes dans la fleur de l’âge. Il s’est interrogé sur ce triste scénario et imploré le Tout puissant de nous épargner d’un pareil sort.

L’après midi a été consacré à la cérémonie proprement dite. Un défilé de soldats dans la cour de son père, le patriarche BALLA. Tel était le veux ardent de Mémé Karidja ce jour. Ce défilé a été exécuté par des éléments de la gendarmerie de Niakara sous ses yeux, de ceux de tout un village et de nombreux invités de tous les rangs et qualités, qui a ému plus d’un. Lorsqu’elle a pris la parole par un chant avec sa voix vivante, le mercure est monté encore d’un cran avant son témoignage proprement dit, déjà relayé dans l’historique livrée par ses petits fils Koné Drissa Eugène, Koné Benjamin, son petit frère Koné Adama et un témoin venu du village de Koulokaha.

Dans sa prise de parole avant l’historique de la famille, Coulibaly Gninhoyo dit Tshabio, petit fils du patriarche BALLA de par sa maman, dont la mère n’est autre que la première fille du patriarche qui l’a concue de sa première épouse originaire du Sénégal, a justifié l’organisation de cette journée d’hommage. Non sans traduire sa reconnaissance à sa Mémé ainsi qu’à tous ceux qui ont pris une part active à la cérémonie. “101 ans de joies et de peines, de rencontres et de séparations, de courage, de sacrifices, d’amour et de transmission. Et au coeur de cette histoire, se trouve une femme exceptionnelle : notre Mémé..

Merci d’avoir vécu aussi longtemps…Nous voulons te célébrer pendant que tu peux encore entendre nos voix, voir nos visages et sentir notre amour”. Se tournant vers la famille et les invités, il dira : “Merci aux membres de la famille qui ont accepté de s’investir de par leur contribution financière, par le don de temps et par leur travail dans l’ombre”.

Plusieurs danses modernes et traditionnelles se sont succédé pour rendre leur part d’hommage à Maman Karidja dans la soirée. Nul doute que cette journée restera longtemps gravée dans la mémoire collective.

JPH

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