BOUAKÉ /Festivités de l’Indépendance : Krotoumou Diomandé impulse une action citoyenne à l’hôpital psychiatrique

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À l’approche des célébrations marquant le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Bouaké, ville hôte des festivités, se transforme en véritable chantier citoyen. Ce samedi 2 août 2025, un exemple éloquent de cet engagement s’est illustré à travers une vaste opération de salubrité à l’hôpital psychiatrique de Bouaké, orchestrée par Krotoumou Diomandé, 4ᵉ vice-présidente du Conseil régional de Gbêkê.

Malgré une fine pluie persistante, l’élue régionale, accompagnée de plusieurs conseillères, des agents de l’ANAGED, du ministère de l’Environnement, des membres de l’AEEMCI ainsi que de nombreux bénévoles, n’a pas hésité à retrousser ses manches. Équipés de balais, de râteaux et de machettes, tous ont mis la main à la pâte pour assainir les abords et les locaux du centre hospitalier.

Soutenue par le président du Conseil régional, Jacques Assahoré Konan, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de mobilisation populaire pour offrir à Bouaké un visage reluisant à l’occasion de la visite du Président Alassane Ouattara. « Nous sommes là aujourd’hui parce que la grande nouvelle, tout le monde la connaît : le Président de la République vient à Bouaké pour célébrer les 65 ans de l’indépendance. Le président Assahoré Konan a voulu que notre Conseil s’implique pleinement », a déclaré Krotoumou Diomandé.

Le choix porté sur l’hôpital psychiatrique n’est pas anodin. Il traduit une volonté forte de sensibilisation à l’inclusion des personnes atteintes de troubles mentaux, souvent marginalisées. « Nous savons qu’ils sont malades mentaux, mais ils ont des moments de lucidité. Il faut qu’ils sachent que nous pensons à eux », a-t-elle confié avec émotion.

Au-delà du nettoyage, Krotoumou Diomandé a remis aux responsables de l’établissement plusieurs kits d’entretien composés de détergents, serpillières, eau de javel et produits d’hygiène. « Il faut que les toilettes soient propres, que tout l’environnement soit entretenu. Cela participe aussi à leur guérison », a-t-elle insisté.

Un geste salué par le directeur de l’hôpital, Dr Djo-Bi-Djo François, qui a souligné l’importance de cette action : « La prise en charge ne se limite pas aux médicaments. Il y a aussi l’environnement, l’alimentation… La propreté fait partie du processus de soin. »

Ce dernier en a profité pour lancer un appel pressant aux autorités locales et aux bonnes volontés : « Nos patients, pour la plupart, sont des malades mentaux errants, sans soutien familial. Ils ont besoin de vêtements, de nourriture, de soins. Toute aide est la bienvenue. »

Pour Zongo Billal, secrétaire régional de l’AEEMCI, cette initiative symbolise un véritable sursaut civique : « Nous ne pouvions rester les bras croisés. Nous sommes fiers d’avoir contribué à cette œuvre utile à la communauté. »

À l’image de cette journée solidaire à l’hôpital psychiatrique, Bouaké démontre que la célébration de l’indépendance va bien au-delà des cérémonies officielles : elle est aussi l’occasion de retisser les liens de solidarité et d’inclusion autour des plus vulnérables.

Yero Kouadio

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