Bouaké/Fêtes de fin d’année. L’effervescence s’empare de la capitale du centre

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A quelques heures de la fête de Noël et quelques jours du réveillon de fin d’année l’effervescence s’est déjà emparée de la ville de Bouaké. Magasins et boutiques de vente de jouets d’enfants, banques, marchés, pris d’assaut, rues bondées de monde, maquis et bars déjà à la fête. Tel est le décor qui vous est servi à Bouaké, capitale de Gbêkê au fur et à mesure que l’on approche des fêtes de fin d’année. Ce décor à vrai dire n’est pas nouveau. Chaque année il s’observe en effet, mais plus les fins d’années se succèdent, plus il prend de l’ampleur. Comment se manifeste-il ? 

D’abord, une ville sécurisée 

Tout est mis en œuvre par les forces de défense et de sécurité pour assurer la sécurité des populations de Bouaké. Plusieurs carrefours et points clés de la villes sont marqués par une forte présence de corps habillés (gendarmes, policiers et militaires) 

Magasins et boutiques bondées de monde

Dans les magasins et Boutique de vente de jouets d’enfants, les parents se bousculent pour offrir à leurs enfants des cadeaux de Noël. Ces jouets sont dominés par les vélos, les voiturettes, les poupées les jeux d’apprentissage, les jeux de cuisines pour les petites filles. Parfois les parents se rendent seuls dans ces boutiques ou se font accompagner de leurs enfants qu’ils laissent choisir les jouets de leur préférence.  « Ce matin, je suis venu acheter un petit jouet pour ma fille. C’est Noël, jour de naissance du Christ. Il faut répandre sur les enfants, la joie de l’accueil de notre seigneur. Il vrai que c’est dur pour nous les parents en ces temps de vaches maigres, mais nous n’avons pas le choix. Je vais choisir une poupée africaine pour ma fille que je vais prendre le soin d’emballer, puis le 25 jour de Noël, elle se réveillera avec », indique Éric Kouamé, enseignant rencontré dans une rue du quartier commerce.

Comme d’habitude, c’est la course aux poulets. 

La vente des poulets étant interdite en ville aux abords des rues par un arrêté du ministre des Ressources Animales, Sidi Touré, les populations se rendent dans les différents marchés et en particulier au marché central pour acheter les poulets de fêtes.  « Je suis venu acheter quatre poulets pour Noël. Les prix sont relativement élevés mais nous avons fait avec. La santé n’a pas de prix, dit-on. Il faut bien manger et garder espoir », nous dit Dame Koné Madeleine. Au grand marché de Bouaké, depuis le rond point de la cathédrale, la circulation est devenue dense au point où vous pouvez passer plusieurs minutes pour réaliser la traversée. 

Déjà aussi la course aux différents salons de coiffure est engagée. 

Il faut déjà se rendre belle pour aller à l’église le vendredi 24 décembre nuit. Pour cela, les salons de coiffure pour femmes ne désemplissent pas.  « Je suis venue refaire mes cheveux pour le réveillon du 24 décembre. En temps réel il faut au moins trois jour pour réaliser le modèle de coiffure que j’ai choisi. Mais la coiffeuse m’a rassurée de pouvoir finir en deux jours. Je pense que demain ce sera chose faite », nous dit Mlle Rosine Kanga. 

Autres lieux d’effervescence, les gares routières. Dans les différentes garés de transports routiers il y a de nombreux départs et arrivées de voyageurs. Ainsi de longues files s’y observent pour les départs mais aussi devant les guichets de retrait de courriers.  « C’est vraiment la fête. Depuis plus de 15 minutes je suis dans le rang pour retirer un colis qu’on m’a envoyé d’Abidjan. Par les temps ordinaires, je l’aurais fait en moins de deux minutes », nous dit Soro Adama rencontré dans une gare routière de la ville.

JPH

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