À l’occasion des festivités marquant le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Dr Oussou Kouamé Rémi, enseignant-chercheur en anthropo-sociologie à l’Université Alassane Ouattara, a livré son analyse sur le parcours du pays, ses mutations et les perspectives à venir au cours d’une rencontre le vendredi 8 août 2025.
Une nation en construction continue
Pour Dr Oussou, le chemin parcouru depuis 1960 reflète les hauts et les bas propres à toute jeune nation. « Le nombre d’années, à lui seul, ne veut pas dire grand-chose sans des leaders de la trempe du Président Alassane Ouattara », souligne-t-il. Selon lui, l’ascension du pays ces dernières années traduit une maturité politique et institutionnelle qui s’inscrit dans la construction d’une nation forte, résiliente et solidaire.
Des mutations majeures en 65 ans
L’universitaire rappelle que la Côte d’Ivoire a connu une période de forte croissance économique entre 1960 et le début des années 80, avant d’entrer dans une phase de restrictions imposées par les Plans d’Ajustement Structurel. Les décennies suivantes furent marquées par des crises politiques, un coup d’État en 1999, une rébellion en 2002 et la crise post-électorale de 2010.
Pour lui, l’arrivée d’Alassane Ouattara à la présidence a ouvert une ère de renouveau, avec une gestion rigoureuse des finances publiques, des projets d’envergure et un retour de la stabilité. « Côte d’Ivoire is back », résume-t-il.
Un discours présidentiel porteur d’apaisement
Revenant sur le message du Président à la Nation, Dr Oussou note l’absence volontaire de bilan chiffré, remplacé par une réflexion sur « l’unité nationale et le bien commun ». Il salue la libération de plus de 8.000 détenus de droit commun et la volonté de rassurer quant au bon déroulement de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Selon lui, ce choix stratégique a surpris l’opposition, qui attendait une annonce de candidature lors de ce discours.
Conflits politiques : inévitables mais gérables
Face aux tensions persistantes, Dr Oussou relativise : « Les prises de bec n’ont pas d’âge. Même dans les démocraties les plus avancées, elles existent. L’important est de comprendre qu’un conflit ne produit ni gagnant ni perdant, seulement des frustrations et parfois des drames. »
Un appel à l’unité nationale
À la veille du scrutin présidentiel, l’universitaire exhorte les Ivoiriens à privilégier l’unité et la paix : « Au lieu de crier à l’injustice, chacun devrait apporter sa pierre à l’édifice. La Côte d’Ivoire reste une et indivisible, et se renforce chaque jour grâce aux efforts conjoints du Président Ouattara et de son équipe. »
Yero Kouadio













