Côte d’Ivoire/À Bouaké, des gardes pénitentiaires reçoivent une formation sur la question des droits de l’homme et leur application en milieu carcéral

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Des gardes pénitentiaires de Bouaké, Katiola, Korhogo, Odiéné, Dimbokro, M’bahiakro et Bongouanou ont bénéficié, le mercredi 14 novembre 2018 dans un hôtel de Bouaké, d’une formation sur les questions des droits de l’homme et de leur application en milieu carcéral. Ce séminaire est initié par le Conseil national de sécurité (Cns) en collaboration avec le ministère de la Justice et des droits de l’Homme et la commission nationale des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, financé par le PNUD. Cette formation s’inscrit dans le cadre de la Réforme du secteur de la sécurité, (RSS).
L’objectif de cet atelier est de « renforcer les Compétences des agents pénitentiaires sur les questions des droits de l’Homme en général et de leur application en milieu carcéral ainsi que leur inculquer les règles de discipline et de déontologie dans les établissements pénitentiaires et les corps militaires et paramilitaires », a indiqué Akpo Germais Yao, représentant le Conseil national de sécurité.
A l’ouverture des travaux, Akpo Germais Yao a indiqué que « la Côte d’Ivoire envoie un signal fort d’une volonté de s’engager dans la réforme du système pénitentiaire sécuritaire». Il a aussi assuré que cette mise à niveau « permettra aux participants de se familiariser avec les différents mécanismes sur les Droits de l’Homme ». « Dans le cadre de la réforme numéro 32 de la RSS, le programme de DDR mis en œuvre par l’Etat a abouti à l’intégration dans certains corps de l’administration. Ainsi, l’administration pénitentiaire a vu des ex-combattants être intégrés dans le corps des gardes pénitentiaires. Afin de permettre à ceux-ci de s’intégrer pleinement dans ce corps, il est utile de renforcer leurs compétences sur certaines questions pour leur permettre d’exercer leur métier avec responsabilité et dans le respect des règles en la matière». Ajoutant qu’à travers ce séminaire de formation, le Conseil national de sécurité, (Cns) veut ainsi garantir la sécurité du personnel pénitentiaire, des détenus et des populations.
Mme Ouattara épouse Kignaman Soro, représentant le Garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’Homme, a pour sa part rappelé que ce séminaire viendra améliorer la qualité de l’encadrement des détenus. Selon elle, la tenue de cet atelier traduit « l’importance que le gouvernement accorde au bien-être des populations dont l’efficacité et la pertinence dans l’amélioration de la situation des droits de l’Homme dans le monde ne sont plus à démontrer ».
Pour la représentante du ministère de la Justice et des droits de l’Homme, les 69 participants issus des prisons Bouaké, Katiola, Korhogo, Odiéné, M’bahiakro et Dimbokro auront une meilleurs compréhension des questions de droits de l’Homme et de leur application dans le milieu carcéral. « Les agents des différentes maisons pénitentiaires auront l’opportunité de partager leurs expérience, d’exprimer leurs préoccupations dans l’exercice de leur métier et d’obtenir des réponses ».
S’adressant aux participants, elle a fait savoir que « le renforcement de leurs capacités est aujourd’hui, plus que jamais, une exigence pour la Côte d’Ivoire qui veut demeurer un modèle dans la mise en œuvre des droits de l’Homme et des droits des détenus».
Pour sa part, le secrétaire général de la préfecture numéro 1, a au nom du préfet Tuo Fozié, exhorté les gardes pénitentiaires a être attentifs au cours de la formation, et surtout, à partager avec leurs connaissances avec leurs collègues qui n’ont pas effectué le déplacement de ce jour.
Selon les organisateurs, ce sont 200 gardes pénitentiaires des trois délégations régionales de l’administration pénitentiaire (Abidjan, Bouaké et Daloa) qui vont bénéficier de ce renforcement de capacités.

JPH

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