La Compagnie TOP CULTURE a procédé, vendredi 10 juillet 2026, à Fronan, au lancement officiel de la cinquième édition du Festival international de Fronan (FESTIFRO 5), à l’occasion d’une conférence de presse organisée à la salle des fêtes de la commune.
Placée sous le thème « Les défis de la préservation et de la pérennisation de la danse Gbôfé en pays Tagbana », cette édition réunira, du 11 au 13 septembre 2026, autorités administratives et coutumières, acteurs culturels, chercheurs, partenaires ainsi que des festivaliers venus de plusieurs localités et de l’étranger.

Ouvrant la rencontre, le chargé de communication de la Compagnie TOP CULTURE, Aïtchedji Dominique, a rappelé que le FESTIFRO a pour vocation de promouvoir le patrimoine culturel et linguistique du peuple Tagbana, tout en contribuant au développement du tourisme culturel dans la région.
Le commissaire général du festival et président de la Compagnie TOP CULTURE, Christ Johnson, a indiqué que cette cinquième édition proposera un programme comprenant des conférences scientifiques, des actions sociales, des activités touristiques, des prestations artistiques, un concours de beauté, une nuit de conte dédiée à la valorisation de la langue et de la tradition orale tagbanas, ainsi qu’un grand concert populaire.
Il a annoncé plusieurs innovations, notamment la participation du Bénin en qualité de pays invité d’honneur et celle de la région du Kabadougou comme région invitée, afin de renforcer les échanges culturels et l’ouverture du festival à d’autres espaces culturels africains.« Le FESTIFRO est un cadre de transmission de notre patrimoine, de dialogue entre les peuples et de promotion du développement local à travers la culture », a déclaré M. Johnson.
Intervenant sur le thème de cette édition, l’expert en patrimoine culturel, M. Honatchi, a souligné l’importance de préserver la danse Gbôfé, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.
Selon lui, cette danse traditionnelle constitue un élément essentiel de l’identité du peuple Tagbana et sa sauvegarde passe par une implication des communautés, des pouvoirs publics, des chercheurs et de la jeunesse.« La danse Gbôfé n’est pas seulement une expression artistique. Elle est un héritage vivant qui transmet notre histoire, nos traditions et nos valeurs aux générations futures », a-t-il affirmé.
Les échanges avec les journalistes ont porté sur les innovations de cette édition, les actions prévues pour la sauvegarde du patrimoine culturel tagbana, la participation des délégations étrangères ainsi que les retombées économiques attendues pour la commune de Fronan.

Au terme de la rencontre, le commissaire général a invité les populations, les partenaires institutionnels, les opérateurs économiques et les acteurs culturels à participer massivement aux activités prévues les 11, 12 et 13 septembre 2026.
La conférence de presse s’est achevée par une photo de famille réunissant les autorités, les organisateurs et les partenaires, marquant leur engagement en faveur de la préservation de la danse Gbôfé et de la promotion du patrimoine culturel Tagbana.
Yero Kouadio













