Le président de la Confédération Nationale des Etablissements Sanitaires à base Communautaire de Côte d’Ivoire (CNAESCOM-CI), M. OUATTARA Clément a animé un point de presse jeudi 30 Avril 2026, au siège de ladite confédération sise à la Formation Sanitaire Urbaine à base Communautaire (FSUCOM) de Yopougon Attié-Ouassakara, en présence des 40 présidents des Conseils d’Administration des différentes structures sanitaires communautaires.
« Depuis 2011, de la phase de gratuité totale jusqu’aujourd’hui à la phase de la gratuité ciblée, nous cumulons encore des arriérés d’impayés au niveau du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle qui s’élèvent à 4 milliards de FCFA. Nous organisons ce point de presse pour informer les usagers, la communauté nationale et internationale et la presse pour qu’il y ait la transparence dans ce que nous disons et ce qu’il est. Parce que les informations circulant dans les canaux officiels peuvent créer d’autres problèmes au niveau de la prise en charge », a-t-il déclaré. Faisant allusion à la récente déclaration de l’Inspecteur Général de la santé sur les canaux officiels du ministère affirmant que les redevances sont payées. Cette affirmation de l’Inspecteur Général de la santé, selon le président de la CNAESCOM, a alerté les fournisseurs qui réclament aux ESCOM, le paiement de leur argent.
Le président OUATTARA Clément précise que « chaque année, nous faisons le cumul des redevances de janvier à décembre. Dans ce montant, nous enlevons ce qui a été payé pour les salaires des agents. D’année en année, il y a toujours des cumuls qui restent. Contrairement aux années précédentes où on recevait un montant pour contenter les fournisseurs, depuis bientôt trois ans, en dehors de ce que nous recevons en avance pour les salaires, la part de l’employeur pour payer les fournisseurs n’est pas versée. Ajouter cela aux autres arriérés, nous sommes à 4 milliards de FCFA, sans le compte consolidé de 2025 ». Et pourtant selon lui, en 2019, un décret du président de la République est venu pour renforcer le système de la gratuité ciblée en mettant à la disposition du ministère de la santé, un budget pour payer le manque à gagner de la gratuité ciblée.
Malgré le non versement des arriérés de redevance, le président OUATTARA Clément se réjoui de la performance des ESCOM en participant pleinement aux différentes activités sanitaires depuis 2011, jusqu’à ce jour. Cette performance se traduit par la satisfaction du ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et la Couverture Maladie Universelle qui selon ses statistiques, les établissements sanitaires à base communautaire font 80% des prestations au premier niveau de la pyramide sanitaire dans le District d’Abidjan.
Les ESCOM donnent satisfaction également au Ministère de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle dans le cadre de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Car, les statistiques montrent que les ESCOM sont en avant-poste pour assurer l’enrôlement de la population à la carte CMU, prodiguer les soins de proximité et de qualité à la population.
Faisant l’historique de la gratuité des soins sanitaires, M. OUATTARA Clément a remercié le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA d’avoir instauré la gratuité totale (soins administrés à la population sans encaissement) pour répondre aux besoins sanitaires de la population affectée par la crise postélectorale de 2011. Celle-ci s’est muée en 2012, en gratuité ciblée (les consultations et les accouchements des femmes enceintes, les vaccins et les soins des enfants de 00 à 05 ans, les personnes vivant avec le VIH et les personnes atteintes de la tuberculose). Comme les établissements publics, les établissements sanitaires à base communautaires (ESCOM) qui sont des établissements privés à but non lucratifs, ont été sollicités pour appliquer la gratuité des soins et le manque à gagner devrait leur verser par la tutelle. Cette initiative a permis à la population sans ressource financière de se soigner.
Crée dans le cadre du Projet « Santé Abidjan » (PSA) les ESCOM sont liés à l’Etat ivoirien par une convention. Celle-ci précise que l’Etat appuie les ESCOM qui vivent de recouvrement, par la prise en charge de l’électricité, l’eau et l’affectation des agents fonctionnaires.

Fermeture du bloc-opératoire de la FSUCOM de Yopougon-Andokoi
Le président de la Confédération Nationale des Établissements Sanitaires à base Communautaire de Côte d’Ivoire (CNA-ESCOM-CI), Ouattara Clément s’est prononcé sur la fermeture temporaire du bloc-opératoire de la Formation sanitaire urbaine à base Communautaire (FSUCOM), de Yopougon-Andokoi.
Selon lui, tout serait parti d’une plainte postée sur les réseaux sociaux par un usager qui, estimait que le coût de la césarienne de sa femme qui s’élevait à deux cent mille (200.000) FCFA était trop élevé dans cet établissement sanitaire de premier contact, d’autant plus qu’en Côte d’Ivoire, le gouvernement affirme que la césarienne est gratuite pourtant. Les autorités sanitaires interpellées par la plainte de cet usager, l’Inspecteur Général de la Santé s’est rendu sur les lieux pour vérifier les faits. Après la convocation des responsables de cet établissement sanitaire, il s’est avéré que le bloc-opératoire privé qui dispose d’une attestation de conformité d’un an renouvelable depuis 2021, n’a pas été renouvelée. Le Médecin-gynécologue du bloc opératoire n’est pas inscrit à l’ordre des Médecins ainsi que la non qualification du personnel. Face à ces manquements, l’Inspecteur Général de la Santé a ordonné la fermeture du bloc-opératoire, le temps d’y affecter du personnel qualifié et rendre la césarienne gratuite.
Rappelant l’historique de la création du bloc-opératoire, le Président OUATTARA Clément a indiqué « après la fermeture du CHU et de l’hôpital général de Yopougon, sur demande des populations, les dirigeants de la FSUCOM d’Andokoi, ont décidé d’installer un bloc chirurgical pour le césarienne ». En se prononçant sur la fermeture temporaire du bloc-opératoire d’Andokoi, le président de la CNAES-COM-CI tient à l’image des ESCOM et leur fonctionnement dans la légalité et la transparence.
C’est pourquoi, il a profité de l’occasion pour s’insurger contre les promoteurs des centres de santé qui usurpent l’appellation communautaire pour discréditer les vrais centres de santé communautaires gérés par des associations qui sont au nombre de 40 dans le District d’Abidjan.
Sercom













