Côte d’Ivoire/Sidi Touré, invité du presse-club: « Je pense que la liberté de participer ou pas à une élection est une liberté propre à chacun et à chaque organisation »

0
555

Le Porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré (ministre de la Communication et des Médias) s’est prononcé sur l’actualité sociale et politique de la Côte d’Ivoire.

Le Président de la République, lors de son adresse à la nation le 6 août, a promis la réforme de la Commission électorale indépendante en 2020. Depuis lors, l’opposition exige qu’elle se fasse maintenant. Quel regard portez-vous sur ce sujet ?

J’aimerais juste faire observer, en faisant un rappel historique, que cette Cei est la plus inclusive que nous n’ayons jamais obtenue. Parce que dans sa composition, après la crise post-électorale, tous les différents acteurs, après moult discussions, ont pu trouver leur place au sein de cette Commission électorale indépendante qui, d’ailleurs, a organisé avec succès, toutes les élections depuis 2015. Cette Commission électorale a même reçu le satisfecit de la communauté nationale et qu’internationale à travers les différents observateurs. Mais la question de sa révision ayant été posée par une institution panafricaine, en l’occurrence la Cour africaine des droits de l’homme, la Côte d’Ivoire étant partie prenante de cette cour, il était de bon droit que l’état regarde les initiatives qui peuvent être prises pour répondre à cette requête. C’est dans cet esprit que le Chef de l’état, nonobstant le fait que cette Cei a à sa tête le Pdci-rda, à travers son président et un vice-président Fpi, grâce à une ordonnance exceptionnelle du Chef de l’état, a instruit le gouvernement à l’effet d’analyser, pour les élections de 2020, la composition de la Cei centrale. Quant au débat sur l’intérêt qu’il y a à faire cette réforme avant les élections municipales et régionales d’octobre, je pense qu’il est sans objet. Dans la mesure où, comme l’a si bien signifié le premier ministre lors de sa récente conférence de presse, ce sont des élections locales et la proclamation des résultats se fait par les commissions locales. Et leur composition est équilibrée avec 4 personnes de la majorité, 4 personnes de l’opposition et une présidence assurée par un fonctionnaire. Parfois même, c’est un vote au sein de la commission qui désigne le président en dehors du préfet, pour assurer la présidence de cette commission. Après donc les élections locales, comme l’a dit le premier ministre, les discussions vont s’ouvrir et à partir de ce moment, toute personne susceptible d’apporter une contribution dans l’amélioration du dispositif, sera prise en compte.

Le Président de la République, lors de son adresse à la nation le 6 août, a promis la réforme de la Commission électorale indépendante en 2020. Depuis lors, l’opposition exige qu’elle se fasse maintenant. Quel regard portez-vous sur ce sujet ?

J’aimerais juste faire observer, en faisant un rappel historique, que cette Cei est la plus inclusive que nous n’ayons jamais obtenue. Parce que dans sa composition, après la crise post-électorale, tous les différents acteurs, après moult discussions, ont pu trouver leur place au sein de cette Commission électorale indépendante qui, d’ailleurs, a organisé avec succès, toutes les élections depuis 2015. Cette Commission électorale a même reçu le satisfecit de la communauté nationale et qu’internationale à travers les différents observateurs. Mais la question de sa révision ayant été posée par une institution panafricaine, en l’occurrence la Cour africaine des droits de l’homme, la Côte d’Ivoire étant partie prenante de cette cour, il était de bon droit que l’état regarde les initiatives qui peuvent être prises pour répondre à cette requête. C’est dans cet esprit que le Chef de l’état, nonobstant le fait que cette Cei a à sa tête le Pdci-rda, à travers son président et un vice-président Fpi, grâce à une ordonnance exceptionnelle du Chef de l’état, a instruit le gouvernement à l’effet d’analyser, pour les élections de 2020, la composition de la Cei centrale. Quant au débat sur l’intérêt qu’il y a à faire cette réforme avant les élections municipales et régionales d’octobre, je pense qu’il est sans objet. Dans la mesure où, comme l’a si bien signifié le premier ministre lors de sa récente conférence de presse, ce sont des élections locales et la proclamation des résultats se fait par les commissions locales. Et leur composition est équilibrée avec 4 personnes de la majorité, 4 personnes de l’opposition et une présidence assurée par un fonctionnaire. Parfois même, c’est un vote au sein de la commission qui désigne le président en dehors du préfet, pour assurer la présidence de cette commission. Après donc les élections locales, comme l’a dit le premier ministre, les discussions vont s’ouvrir et à partir de ce moment, toute personne susceptible d’apporter une contribution dans l’amélioration du dispositif, sera prise en compte.

Des voix dans l’opposition s’élèvent de plus en plus pour appeler au boycott des élections locales. Peut-on raisonnablement s’en inquiéter aujourd’hui ?

Une élection est toujours sécurisée par les instruments en la matière. Je pense que la liberté de participer ou pas à une élection est une liberté propre à chacun et à chaque organisation. Mais, je n’ose penser qu’ils iraient dans le sens de l’empêchement. Ce serait enfreindre la liberté des autres. Ils peuvent donc participer ou pas. Mais les autres iront accomplir leur devoir de citoyen dans la sécurité et la tranquillité. Et l’état jouera son rôle, en assurant la sécurité des citoyens qui iront exprimer leur choix à travers le vote. Je reste convaincu que chacun sera mature dans sa position pour ne pas nous entraîner dans les dérives passées.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici