Le jeudi 25 septembre 2025 des syndicalistes du transport ont réclamé la signature de leur convention collective annexe des routiers. Cette revendication a eu lieu au siège de la Fédération Internationale des ouvriers de transport ITF sis à la Riviera BONOUMIN qui a organisé un organisé sur le thème «signature de la convention collective annexe pour sauver la vie des chauffeurs ». Tapé Albert César, secrétaire général du conseil national des organisations professionnelles de Côte d’ivoire et Bamba Daouda secrétaire général exécutif de UCRAO union des conducteurs routiers de l’Afrique de l’ouest, mandatés par leurs paires, ont à tour de rôle décrit le tableau sombre des chauffeurs de Côte d’ivoire.
En effet, selon Tapé Albert, les chauffeursont sollicité et obtenu depuis 2009 de l’Etat, l’élaboration d’une convention collective qui prend en compte toute les réalités du secteur d’activités. Ledit séminaire s’est déroulé pendant 3 jours à n’sia hôtel de grand Bassam.
Juste après la crise de 2010, ils ont sollicité et obtenu une audience avec le ministre des transports d’alors GAOUSSOU TOURE en 2011, qui a promis rentrer en contact avec le patronat pour la signature. Depuis cette date jusqu’à nos jours plusieurs démarches ont été mené pour régulariser le métier de chauffeur en Côte d’ivoire. Dans ce cadre, ils ont participé à un séminaire avec la CNPS en 2018 où ils ont reçu la visite de leurs camarades routiers du Niger, du Mali et du Burkina Faso.
A ce séminaire, leurs camarades ont présenté des avantages dont ils bénéficient après la signature de leurs conventions annexes. Pour eux, le métier de chauffeur est désormais formel. Ce qui implique qu’ils bénéficient de la retraite dans la dignité sans mendier comme par le passé. En 2019, au cours d’un séminaire de lITF à l’aéroport de Port-Bouet, le probleme de la signature de la convention annexe a été soumis au ministre des transports actuel. Il a promis que la signature se ferait dans un bref délai car la Côte d’ivoire est une place tournante du transport en Afrique de l’ouest.
Quant à Bamba Daouda SG exécutif de ucrao, il a dit que selon le ministère des transports, la Côte d’ivoire aurait le taux d’accident le plus élevé en Afrique. Car pour lui, la construction des routes et renouvellement du parc auto sont certes à féliciter mais ne résolvent pas le problème des chauffeurs. Pour lui, toutes les sensibilisations ne produisent pas l’effet escompté. C’est pourquoi il invite le gouvernement à œuvrer pour la signature avant les élections et la mise en place des institutions. Bayla Saw, secrétaire général ITF Afrique a promis le soutient total de son institution jusqu’à la signature de la convention.
Source Sercom













