Le Syndicat National des Producteurs de Café-Cacao de Côte d’Ivoire (SYNAPCI) a entamé une tournée de mobilisation dans le Grand Ouest pour sensibiliser et fédérer les producteurs face à la crise actuelle de la filière.
La première étape de cette tournée a eu lieu à Méo, dans le département de Toulepleu, où des centaines de planteurs sont venus exprimer leurs inquiétudes et écouter leur président, Koné Moussa.
Au cœur des discussions : le prix du cacao et la menace de déguerpissement agricole. Depuis le début de la campagne, le prix garanti avait été fixé à 2 800 F CFA. Mais aujourd’hui, certains opérateurs proposent un rachat à seulement 1 200 F, provoquant colère et incompréhension chez les producteurs.
« Nous n’accepterons jamais que notre cacao soit bradé. Tant que les stocks payés à 2 800 F ne sont pas écoulés, nous restons fermes », a déclaré Koné Moussa devant une foule attentive. Il a insisté sur l’importance de préserver les droits et les efforts des paysans, rappelant que certaines coopératives détiennent encore des tickets et des stocks achetés à l’ancien prix.
Diomandé Mevaya, délégué départemental du SYNAPCI, a appelé à l’unité des producteurs. « C’est seulement ensemble que nous serons forts face aux défis qui nous attendent », a-t-il lancé.
Sawadogo Madi, porte-parole des producteurs locaux, a quant à lui dénoncé les tentatives de spoliation foncière par des entités privées, saluant le rôle de Koné Moussa comme leader et garant de la défense des droits des planteurs.
Le président du SYNAPCI a également abordé la question des rumeurs de déguerpissement et d’arrachage des plantations de cacao au profit de projets de reboisement liés à Palmci.
« Gardez votre calme. Rien ne se fera par la force. Nous avons saisi les plus hautes autorités de l’État pour protéger vos terres et vos familles. Des discussions sont en cours », a-t-il rassuré.
Dans la continuité de cette mobilisation, le SYNAPCI annoncera bientôt un mot d’ordre national pour coordonner l’action des producteurs et défendre leurs intérêts. Ce mot d’ordre servira de signal pour des actions collectives visant à protéger les stocks et garantir le respect du prix fixé à 2 800 F CFA.
Après Méo, Koné Moussa poursuivra sa tournée dans plusieurs localités du Grand Ouest les 27, 28 et 29 mars. L’objectif reste clair : mobiliser les producteurs, assurer la défense de leurs droits et renforcer l’unité dans cette période cruciale pour la filière cacao.
Davila Y













