Journaliste, écrivain et administrateur d’ivoirecho.net, Jean Pierre Horo revient sur son parcours, son regard sur les 66 ans d’indépendance de la Côte d’Ivoire et son dernier ouvrage, Le Métis de la jumelle.
BOUAKÉ –
Il est de ces hommes dont le parcours raconte, à sa manière, une partie de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. Jean Pierre Horo, journaliste, écrivain et homme de culture, a consacré une grande partie de sa vie à l’éducation, à l’information et désormais à la littérature. Instituteur à Facobly et Man, éducateur d’internat dans plusieurs établissements de Bouaké, correspondant du quotidien Le Patriote depuis 1999 et aujourd’hui administrateur du site d’informations générales ivoirecho.net, il porte un regard singulier sur la Côte d’Ivoire à l’occasion de son 66ᵉ anniversaire d’indépendance. Mais derrière le journaliste se cache aussi un écrivain. Son dernier ouvrage, Le Métis de la jumelle, un recueil de nouvelles écrit dans un français accessible, connaît déjà un bon accueil auprès des lecteurs.
À cœur ouvert, Jean Pierre Horo évoque son parcours, ses convictions et sa vision de la Côte d’Ivoire.
Vous êtes journaliste et écrivain. Comment résumeriez-vous votre parcours ?
Jean Pierre Horo . Mon parcours s’est fait essentiellement à l’Éducation nationale. J’ai d’abord été instituteur à Facobly et à Man. Ensuite, j’ai exercé successivement comme éducateur d’internat au Lycée moderne Henri Konan Bédié, au Lycée moderne 2 de Bouaké et au Collège moderne Koko. Depuis 1999, je suis journaliste correspondant du quotidien Le Patriote. Aujourd’hui, je suis également administrateur du site d’informations générales ivoirecho.net. C’est donc un parcours qui s’est construit autour de l’éducation, du journalisme et, aujourd’hui, de la littérature.
La Côte d’Ivoire célèbre ses 66 ans d’indépendance. Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?
Jean Pierre Horo : Notre pays est encore jeune, mais je pense qu’il a fait des pas de géant sur le chemin du développement. Houphouët-Boigny a tracé les sillons du progrès qui se poursuit aujourd’hui avec le Président Alassane Ouattara, qui est sans nul doute son héritier le plus illustre. Quand on regarde les dernières célébrations de notre indépendance, notamment à Bouaké et aujourd’hui à Yopougon, on comprend aisément qu’une nation forte est celle qui construit sans rechigner la paix et la sécurité.
Les célébrations du 7 août 2026 vous ont-elles particulièrement marqué ?
Jean Pierre Horo. Oui, énormément. Yopougon nous donne d’espérer avec la Côte d’Ivoire. Je suis fier d’être Ivoirien avec tout ce que j’ai vu ce 7 août 2026. Je pense que c’est un message qui nous invite au travail, au surpassement pour hisser haut notre pays. À mon sens, une nation ne se construit pas dans la division. Elle se construit dans la paix, la sécurité, le travail et la volonté collective d’aller de l’avant.
Quel message cette célébration adresse-t-elle à la jeunesse ivoirienne ?
Jean Pierre Horo. C’est un appel au travail et au dépassement de soi. La Côte d’Ivoire a encore beaucoup de potentiel. Il faut que les jeunes comprennent qu’ils ont un rôle essentiel à jouer dans la construction du pays. Il faut croire en la Côte d’Ivoire, travailler pour elle et contribuer à la hisser toujours plus haut.
Vous êtes également écrivain. Votre dernier ouvrage s’intitule Le Métis de la jumelle. Que représente ce livre pour vous ?
Jean Pierre Horo. Le Métis de la jumelle est mon dernier livre. Il se comporte bien sur le terrain malgré que je n’aie pas encore organisé officiellement sa dédicace. C’est un recueil de nouvelles écrites dans un français accessible à tous. Je voulais que le lecteur puisse entrer facilement dans mon univers. La littérature doit pouvoir parler à tout le monde. Elle doit permettre de raconter, de faire réfléchir et surtout de créer un lien avec les lecteurs.
Pourquoi avoir choisi le titre Le Métis de la jumelle ?
Jean Pierre Horo. Le titre participe à l’identité même de l’œuvre. Il interpelle, intrigue et donne envie d’aller à la rencontre des histoires qui composent le recueil. À travers mes nouvelles, je propose un regard sur l’homme, la société et les réalités qui nous entourent.
Votre livre connaît déjà un bon accueil. Quel est votre prochain défi ?
Jean Pierre Horo. Je souhaite poursuivre la promotion de l’ouvrage et organiser officiellement sa dédicace. L’objectif est de rencontrer les lecteurs, d’échanger avec eux et de faire vivre davantage le livre. Pour moi, un livre ne doit pas simplement être posé dans une bibliothèque. Il doit circuler, être lu, discuté et susciter des réflexions.
Vous êtes originaire du Hambol, mais très attaché au Gbêkê. Comment expliquez-vous ce lien ?
Jean Pierre Horo. Je suis avant tout fils du Hambol. Le Gbêkê est ma région sœur. J’ai grandi à cheval sur ces deux régions qui sont pour moi les plus belles de la Côte d’Ivoire. Cette proximité avec le Gbêkê explique certainement une partie de mon attachement à Bouaké et à son environnement humain. J’y ai travaillé, j’y ai vécu de nombreuses expériences et j’y ai construit une partie importante de mon parcours.
Que retenez-vous finalement de ces 66 années d’indépendance ?
Jean Pierre Horo. Je retiens que la Côte d’Ivoire a énormément avancé. Mais nous devons continuer à travailler et à nous dépasser. Nous devons préserver la paix et la sécurité, car sans elles, aucun développement durable n’est possible. Et surtout, nous devons rester fiers de notre pays et croire en ses capacités.
Un dernier mot aux Ivoiriens ?
Jean Pierre Horo. Je leur demande simplement de croire en la Côte d’Ivoire, de travailler pour elle et de toujours privilégier la paix. À l’occasion de cet an 66, soyons fiers de ce que nous avons accompli, mais gardons surtout les yeux tournés vers l’avenir.
Jean Pierre Horo, un homme de transmission
De l’instituteur de Facobly et Man au journaliste correspondant du Patriote, puis administrateur d’un média en ligne et écrivain, Jean Pierre Horo a fait de la transmission le fil rouge de son parcours.
À travers l’éducation, il a contribué à former des générations. Par le journalisme, il informe et témoigne. Avec Le Métis de la jumelle, il choisit désormais de raconter autrement la société et les hommes. À l’an 66 de l’indépendance, son parcours apparaît ainsi comme celui d’un homme de plume profondément attaché à la Côte d’Ivoire, à ses terres, à ses valeurs et à son avenir. Et entre le Hambol, sa terre d’origine, et le Gbêkê, sa région sœur, Jean Pierre Horo continue d’écrire. Cette fois, non seulement l’actualité de son pays, mais aussi des histoires destinées à rester dans la mémoire de ses lecteurs.
Réalisé par Yero Kouadio













