Après la dernière sortie du président de la CAF, Ahmad Ahmad, en août dernier, les Camerounais avaient commencé à désespérer de l’organisation de la CAN chez eux, au Cameroun. Mais ce mardi, grâce à l’intervention de certaines gloires du football camerounais, la Coupe d’Afrique des Nations échoit définitivement au vainqueur en titre de la compétition.
Les anciennes gloires du football camerounais pèsent dans la balance
Les Camerounais avaient perdu tout espoir après la déclaration du président de la Confédération Africaine de Football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad. En août, ce dernier avait encore une fois remis en doute les capacités d’accueil du Cameroun en promettant de donner sa réponse définitive en fin septembre. Tout le peuple camerounais avait croisé les doigts car, derrière des griefs de M. Ahmad Ahmad sur le plan organisationnel, couvait une rivalité, devenue légendaire, entre lui et Issa Hayatou, son prédécesseur.
Finalement ce sont les anciennes gloires du football national qui pèseront dans la balance. Le premier d’entre eux est Samuel Eto’o qui est allé chercher M. Ahmad Ahmad avec un avion spécialement affrété pour la circonstance.
Le Goleador camerounais est arrivé dans la capitale de son pays en début de matinée avec le président de la CAF pour tenir une réunion avec le Ministre des Sports camerounais et d’autres gloires nationales dont Geremie Ndjitap, Rigobert Song, Joseph Antoine Bell et Omam Biyick.
Après cette discussion, la délégation est allée rencontrer le Chef de l’Etat, SE Paul Biya, à son Palais présidentiel d’Etoudi à Yaoundé. C’est à l’issue de cette audience que la CAF a officiellement confirmé l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun.
La compétition démarre le 15 juin 2019
Le Cameroun aura donc l’occasion de défendre son titre à domicile dès le 15 juin 2019 conformément au désir de la FIFA qui veut que la CAF s’aligne sur son calendrier. Cela mettrait fin, notamment, aux conflits entre les joueurs africains et leurs clubs européens quand vient le moment de regagner leurs sélections nationales en janvier et février.
Si la médiation des anciennes gloires du football camerounais et du Président de la République lui-même a payé, il faut souligner aussi que l’avancée des travaux a contribué à la décision définitive de la CAN, car selon les nouvelles venues de Yaoundé, les infrastructures sportives sont presqu’achevées. De fait, il n’y aurait donc pas matière à s’inquiéter d’une probable délocalisation de dernière minute comme ce fut le cas en 2015.













