Les populations des quartiers périphériques de Nagnêgoun, Klofouakaha, Cité Gbon, Lofiné, Cocody 2, Lognon et du village de Djigbê sont remontées face à ce qu’elles qualifient de « bradage » de leurs réserves. Pour le faire savoir, elles ont manifesté bruyamment leur colère le vendredi 31 mai dernier au commissariat de la ville où avaient été convoqués Coulibaly Issa, chef du village de Nagnêfoun et deux jeunes des noms de Soro Issa et Soro Soutra.
Respectivement porte-paroles des villages cités plus haut, Sékongo Kolo Dramane, Sékongo Nagalourou, Soro Zana, Silué Nawa, Coulibaly Bakary, Soro Daouda et Soro Nagalourou, sont revenus sur les raisons de leur colère : « Nous avons une réserve de 15 lots, soit l’équivalent de 5 hectares. Une réserve que nous voulons dédier à la construction d’une école, car celle qui est fonctionnelle est dépassée en termes d’effectif. A notre grande surprise, un homme se présente comme propriétaire des lots. Il brandit des documents qui lui
donneraient droit à la parcelle et nous fait savoir qu’il veut ériger une école coranique ». Nos interlocuteurs disent avoir porté la nouvelle à la connaissance du premier adjoint au maire, Soro Gopé Emile. Ce dernier, selon eux, leur aurait fait savoir que l’homme, que le sois disant propriétaire des lots, l’est bel et bien, car possédant un titre foncier et un Acd.
Les populations de ces quartiers et villages ne l’entendent pas de cette oreille. Elles s’opposent alors à la construction de l’école coranique sur le site ‘’litigieux’’ et arguent que « Même si le fameux propriétaire de la parcelle prétend avoir droit sur le site, il n’a pas une attribution villageoise qui, en la matière, est un document incontournable », soutiennent-ils fermement.
Affaire donc à suivre.
Billy Kakao













