Libre opinion/ A qui est destinée  la leçon de démocratie  du Ghana ?

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Recevez mes salutations chaleureuses du haut de ma petite tribune. Ce week-end a été le théâtre  de l’élection présidentielle au Ghana voisin. J’ai observé que tout s’est passé  dans ce pays frère comme s’il n’y avait rien eu. Et pourtant il y avait bel et bien un événement d’une importance capitale : lé choix du président de la République. Là bas, il n’y a pas eu de bruit autour de la Commission électorale du Ghana chargée de l’organisation de toutes les élections publiques. On n’à pas entendu que son président  était vendu ou acheté par tel ou tel parti politique. Je me demande même si chez eux, il y a eu une opération  de révision  électorale. L’opposition et le parti au pouvoir ont joué dans la confiance mutuelle leur partition laissant la Commission électorale travailler sereinement. Chez moi au pays, l’on voudrait que la RLE ne prennent jamais fin. On a vite fait vite d’accuser la Cei de rouler pour le parti au pouvoir alors qu’on y a ses propres représentants. Je suis d’avis avec tous ceux qui pensent que le Ghana est une vraie école de démocratie et donc que ce pays est, sur ce plan,  un exemple à  suivre. J’ai regardé tous les tabloïds ivoiriens, notamment ceux d’une certaine opposition au lendemain du scrutin ghanéen. Ils pensent en majorité que la leçon  de démocratie venue du pays de Jerry Rowlings est destinée au seul parti au pouvoir en Côte d’Ivoire,  le RHDP. Tous comme s’ils s’étaient passé le mot, ont titré “La leçon de démocratie du Ghana au RHDP”. En s’excluant de ce cours de démocratie,  notre opposition étale encore une fois sa mauvaise foi parce qu’elle même n’est pas démocratique. Les preuves en la matière sont nombreuses et en voulant les relever, c’est sûr  que j’en oublierai. Mais rappelons tout de même quelques unes. Lorsque le plus vieux parti de Côte d’Ivoire avait à choisir son président, nous étions tous présents. Des militants de première heure, je ne citerai pas de noms, ont été écartés  de la course au trône au profit d’un roitelet longtemps absent du pays, surtout aux heures de braises. Ce dernier a vociféré sur tous les toits qu’il est de la pure et digne lignée du père fondateur de son parti. Pour rappeler à tous que n’importe qui n’était pas en droit de succéder au prince du Nambè (le sphinx de Daoukro), il allait le jour de sa mascarade d’élection,  avec une chanson en langue à la bouche. Bien entendu, c’était une chanson de l’ethnie privilégiée pour occuper le prestigieux fauteuil. Cela traduisait un message très  clair: vous pouvez être militants de n’importe quelle heure de notre parti, mais si vous n’êtes pas de l’ethnie du bélier,  il faut oublier votre rêve de parvenir au trône. C’est d’ailleurs ce qui a  toujours prévalu dans cette formation politique qui a succédé en 1946 au Syndicat agricole africain. J’ai suivi cela aussi de ma petite tribune. Une autre preuve du manque de la culture démocratique de notre opposition est donnée par le mari de la petite femme avec son nouveau parti, le Parti des polygammes d’Afrique, que dis-je, le Parti des panafricanistes d’Afrique de Côted’Ivoire (PPA-CI). Voici quelqu’un qui prône le pardon, la réconciliation,  le vivre-ensemble et la paix et qui refuse farouchement d’appliquer ces valeurs. N’a-t-il pas laissé, selon ses propres termes, une enveloppe vide à celui qui fut pendant bien longtemps son lieutenant le plus fidèle ? Ce dernier lui aussi qui refuse toute contestation en interne dans son enveloppe  vide ou vidée, n’à trouvé mieux que de se séparer de plusieurs de ses camarades pour aller se faire élire comme numéro un du parti dans une salle quasiment vide. Revenu aussi au pays, le général de la rue, voyant les choses venir, à dû créer son propre parti politique et peine depuis lors à se faire recevoir par son mentor. Je l’ai déjà dit, ces quelques exemples d’absence de démocratie chez les leaders les plus significatifs de notre opposition, ne sont pas exhaustifs. Donc la leçon  de démocratie ghanéenne s’adresse aussi à eux. Elle s’adresse également à leurs amis des États du Sahel. A moins que par une parade dont ils ont seuls le secret,  ils ne viennent à me démontrer que la démocratie rime avec les armes.

In fine, de ma petite tribune, la leçon  de démocratie avec la présidentielle du Ghana ne vise pas que le seul parti du RHDP. Elle vise l’ensemble de la classe politique ivoirienne, vise l’Afrique et le monde des coups d’État.

JPH

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