Recevez mon salut depuis ma petite tribune. J’ai entendu ces jours-ci quelqu’un parler de digba dette. Comme pour dire que la Côte d’Ivoire, notre très cher pays est énormément endetté. C’est du déjà entendu et c’est même devenu un refrain pour certain. Cette fois-ci, la personne qui parle ainsi n’est autre que le mari de la petite femme qui à passé une bonne décennie au pouvoir. Ce populiste indécrottable en parlant de digba dette, croit narguer le pouvoir en place. Mais en regardant de près aussi ce que le pays à franchi comme pas sur la route du développement après lui, il aurait pu ajouter aussi digba développement. En effet, sous sa gouvernance, aucun pont, aucun échangeur, aucun feu tricolore n’est sorti de terre. Sa seule prouesse était de payer les salaires des fonctionnaires et courir l’annoncer à la télé comme s’il venait de remporter un trophée de guerre. En suivant chaque jour les propos de cet homme, on se demande s’il lui reste encore un brin de lucidité. Il parle et parle. C’est son droit. L’ancien président ne nous dira pas qu’en matière d’endettement il n’y a pas de seuil à ne pas franchir. De ma toute petite tribune, moi le novice en économie, je le sais. Et s’il faut le lui rappeler, qu’il sache que le stock de la dette de notre pays est de 56% de son PIB alors que dans la zone de l’UEMOA, le seuil autorisé est de 70%. C’est quand même raisonnable et parler de surendettement ici n’est que de la pure manipulation. D’immininents économistes s’évertue nt pourtant à leur expliquer chaque fois qu’ils en ont l’occasion qu’il n’y a pas de surendettement. Que nenni ! Comment parvenir à rallier à leur cause le peuple face au manque d’arguments criant pour détourner son attention de ce qui se fait chaque jour dans les quatre coins du pays ? Voilà en réalité ce gui guide l’ancien prisonnier de la Haye. Au moins qu’il se préoccupe un peu de l’usage qui est de cette digba dette une minute. Curieusement il ferme les yeux sur la grande transformation structurelle du pays. Entre le temps de la refondation et l’ère de la gouvernance Ouattara, si on demande au peuple de choisir, je ne connais pas un seul Ivoirien lucide qui a vécu les deux épisodes, opter pour le premier, celui de son temps à lui. Que Laurent Gbagbo et l’opposition en général se regardent bien dans une glace et se posent deux bonnes questions: À quoi sert la dette de la Côte d’Ivoire ? Le pays avance-t-il ou recule-t-il ? Des réponses objectives à ces interrogations pourront les amener à plus d’objectivité. Quant à moi, perché sur ma petite tribune, je me rends bien compte que la partie ne sera pas du tout aisée pour les adversaires du Président Ouattara s’il décide de lever le petit doigt. C’est pourquoi ils tombent en transe et se mettent à nouveau à apprendre à compter quand on parle de sa candidature. Ce débat à mon sens devrait être loin derrière.
DIGBA DETTE, DIGBA DÉVELOPPEMENT
JPH













