Libre opinion/J.O. Qui était là, le malheur aussi ? 

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Je vous adresse mon salut depuis ma toute petite tribune parée aux couleurs des J.O. Je profite pour saluer nos athlètes malgré l’espoir placé en eux, déçu parce que jusque là, ils n’ont glané aucune médaille. À l’escrime, Maxine Esteban, notre porte flambeau, n’a pas atteint son objectif. Elle n’a pas fait mieux que l’autre représentant dans la même discipline, Jérémie Keryhuel. Mais toute la place reste pour tous les deux pour apprendre. En athlétisme où j’avais plus d’espoir comme la plupart de mes compatriotes, la belle floraison, n’a pas donné les fruits escomptés. Notre trio de feu, Ta Lou, Murielle Ahouré, Maboundou est passé à la trappe. Reste dans nos coeurs, la toute première médaille d’argent de notre histoire à des Jeux Olympiques, que nous a offerte  Gabriel Tiacoh en 1984 à Los Angeles. Pareil pour le Taekwondo, seule discipline à nous avoir donné notre première médaille d’or. Dans cette discipline qui nous apporte beaucoup de fierté, notre espoir Ruth Gbagbi, s’est, cette fois-ci, fait surprendre par une novice sur le tatamis. Elle n’a pu franchir le cap des quarts de finale et ne sera même pas repêchée. Mzis nous ne sommes pas amnésique. Lors des Jeux olympiques de Rio 2016, elle est devenue la première femme médaillée olympique (médaille de bronze) de l’histoire de notre pays et la première championne du monde ivoirienne à l’occasion des Championnats du monde de taekwondo 2017 en Corée du Sud. Merci pour cela. Il ne nous reste plus que Cissé Cheick Sallah. De ma petite tribune, j’observe et je me pose des questions en pensant à la présence d’un homme, un de nos compatriotes qui dirige la barque d’un parti politique chez nous au pays. À l’entame des J. O au pays de nos ancêtres les Gaulois, sa présence n’est pas passée inaperçue. Ah que l’homme aime les selfies ! J’ai entendu de ma petite tribune qu’il était le seul Ivoirien dans l’histoire de notre pays à avoir reçu une invitation officielle. On nous a même fait croire que pour sa beauté, sa compétence, son charisme et même sa taille, il avait été préféré au numéro Un de mon pays. L’homme y a même été commis de décerner des trophées à d’autres athlètes, naturellement pas à ceux de son pays, puisque n’ayant aucune médaille à se mettre au coup. Mais, je me rappelle qu’il faut à une finale de Coupe d’Afrique des clubs champions jouée chez nous au stade qui porte le nom du premier Président de la Côte d’Ivoire moderne. C’était la dernière manche de cette finale. À la première, les représentants ivoiriens après avoir obtenu de haute lutte un score de parité (1-1) au pays de Nelson Mandela, donnaient de réelles chances de monter sur la plus haute marche du podium. Normal que le numéro Un d’alors avait fait le déplacement du Felicia pour être un témoin privilégié de cette prouesse des siens et rentrer dans l’histoire avec eux. Mais patatra ! Énorme désillusion. Orlando Pirates, avaient fané froidement les fleurs mimosas et tout le peuple ivoirien. Je me souviens encore aujourd’hui de ma petite tribune, que ce fut pour les supporteurs de ce club, une dure épreuve. Certains ont perdu la vie quand d’autres continuent de garder un souvenir amer et des traces indélébiles. Au lendemain de cette défaite difficilement explicable, un journal s’était permis d’écrire à sa une, que le numéro Un était là, le malheur aussi. Exactement ceci: «Bédié était là, le malheur aussi». Avec la déconvenue de nos athlètes aux J. O chez Macron, j’observe que le banquier du pays, le seul invité ivoirien (c’est ce qu’on nous a dit) y est, la poisse aussi. Assurément, Qu’est-ce qui ne va pas pour la Côte d’Ivoire aux J. O avec “Tchèdjan” ?  Ah, une éclaircie pour nous, ce samedi 10 août 2024, (9h) Sallah Cheick vient de se qualifier pour les quarts. Restons tous en prière pour notre seul espoir.

JPH

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