Libre opinion/Parfois le silence vaut mieux

0
907

Salut à tous. Récemment de ma petite tribune, j’ai écouté avec amusement les élucubrations du putschiste burkinabè, Alias IB cacao. L’homme tout bon populiste qu’il est, a encore utilisé son arme favorite distraire à nouveau son peuple. Conscient nul doute de la complexité de l’exercice du pouvoir, le petit capitaine sait qu’il n’est pas à la hauteur de la tâche. Laquelle de ses nombreuses promesses a-t-il tenue depuis qu’il a réalisé son coup de force ? Zéro pointé à la lutte contre le djihadisme. Zéro pointé contre la pauvreté, la famine, la vie chère…Chaque jour, le Burkina Faso avec lui, ne fait que s’enfoncer. Point n’est même besoin de citer tous ses échecs. Ils sont là et connus de tous, surtout au Faso où l’on se réfugie désormais dans le silence au lieu de défier la baïonnette. Oui, on ne succède pas à Sankara, Blaise, Roch Kaboré qui veut. Alors quand on a usurpé leur succession, que nous reste-t-il à faire ? La réponse est simple et la stratégie toute trouvée. Il faut ruser à détourner l’attention du peuple et pour le moment, cela réussit bien au petit soldat qui a plus peur de son ombre que de ses ennemis déclarés. Ainsi il lui faut s’en prendre aux « impérialistes », accusés de vouloir piller et déstabiliser le Burkina Faso, mais aussi à certains de ses voisins ouest-africains, notamment la Côte d’Ivoire et le Bénin. Jeudi 11 juillet 2024, le chef du régime militaire du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir par un putsch en septembre 2022, avait accusé son voisin ivoirien d’héberger à Abidjan un « centre d’opérations pour déstabiliser » son pays, promettant de montrer prochainement des « preuves physiques ». « Nous n’avons rien contre le peuple ivoirien, mais nous avons quelque chose avec ceux qui dirigent la Côte d’Ivoire », a-t-il lancé, assurant qu’Abidjan hébergeait « un centre d’opérations pour déstabiliser » le Burkina. « Nous vous montrerons des preuves physiques » a-t-il ajouté. Regardez et jugez-en vous-mêmes. Détester les parents (le père et la mère) pour aimer les enfants! Mon commentaire à moi depuis ma tribune: Si tu n’aimes pas mon père et ma mère, alors tu ne m’aimes pas aussi. Quand on a une preuve contre quelqu’un, il faut la présenter tout de suite de peur que quand viendra le moment où l’on en aura besoin, elle ne soit déjà corrompue. Non le capitaine n’a pas de preuve. De ma petite tribune, je me demande bien ce que gagne « le soldallon » dans son acharnement contre la Côte d’Ivoire, un pays qui reste pourtant le plus ouvert à son peuple. Il faut faire attention à cette trompette nauséeuse de désinformation qui alimente non le patriotisme, mais plutôt la rancœur des populations et menace à terme la coexistence pacifique des peuples. Le Benin lui a répondu avec des gants fermes. Chez moi en Côte d’Ivoire, des personnes ont prôné cette voie. D’autres ont également demandé qu’une marche de protestation soit organisée sur l’ambassade du Burkina. De ma petite tribune, je ne suis ni pour l’une, ni pour l’autre. A l’image du premier des Ivoiriens, il faut laisser le petit putschiste bavarder. Le silence comme l’a dit l’autre, est parfois plus assourdissant que le bruit. En plus, « répondre au coup de pied de l’âne, c’est se mettre à son niveau ».

JPH

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici