CEDEAO/La monnaie commune Eco pourrait être opérationnelle en 2026

0
240

Les présidents Ivoirien et Ghanéen, Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo ont promis travailler de concert à travers leurs ministres de l’économie pour mettre en œuvre les politiques nécessaires pour atteindre les critères de convergence requis pour le lancement effectif de la monnaie unique Eco.

C’était le vendredi 11 octobre 2024 au Palais présidentiel à Abidjan-Plateau, dans le communiqué final qui a sanctionné le premier sommet des chefs d’État de l’Accord de partenariat stratégique Côte d’Ivoire-Ghana.

Les deux chefs d’Etats ont donc pris l’engagement de travailler en étroite collaboration avec d’autres pays d’Afrique de l’Ouest au renforcement de l’intégration économique et financière régionale et atteindre l’objectif de création de l’union monétaire.

Ils ont affiché leur volonté d’aligner leurs stratégies économiques dans l’intérêt mutuel, en encourageant la libéralisation des échanges, en facilitant les investissements transfrontaliers et en renforçant les cadres réglementaires, afin de créer un environnement favorable à une collaboration économique solide et à la prospérité.

Alassane Ouattara a émis le vœu l’Eco soit disponible au plus tard en 2026 annonçant que « la Côte d’Ivoire a fait des efforts importants et dès l’année prochaine, elle sera prête quant au respect des critères de convergence requis ».

Pour sa part, Nana Akufo-Addo, a indiqué que « les deux pays, en plus du Nigéria, qui sont la locomotive économique de la sous-région, doivent prendre le lead sur cette question de l’Eco ».

La Côte d’Ivoire et le Ghana ont ainsi renforcé leur coopération économique et sécuritaire.

En matière agricole d’abord, ils entendent en particulier mutualiser leurs efforts dans la lutte contre la contrebande dans le secteur du cacao, mais aussi dans le but d’approfondir leur coopération en ce qui concerne la culture, la commercialisation et la transformation des fèves. « Notre objectif d’atteindre un taux de transformation du cacao de 50 % dans quelques années a été réaffirmé, mais nous devons aller encore plus vite pour que ce taux approche 80 % d’ici à 2030 », a expliqué le président ivoirien.

Au plan sécuritaire, les deux hommes veulent aller plus loin, en organisant par exemple des exercices conjoints de leurs forces de défense et de sécurité respectives, et en intensifiant les échanges de renseignements. « Ce sommet a mis l’accent sur le renforcement de notre coopération militaire. Nous nous engageons à échanger nos informations, à conduire des opérations militaires conjointes et à partager davantage les technologies », a révélé Nana Akufo-Addo.

JPH

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici