NAGONIEKAHA/ CULTURES ET TRADIDITIONSLES MEMBRES DE LA DANSE « SITAH » RENDENT HOMMAGE AUX PRÉCURSEURS SOUS LE PARRAINAGE DE TOURÉ KAKPOMTIA FRANÇOIS.

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Quarante et un an après l’introduction de la danse « Sitah » dans le répertoire des danses traditionnelles de Nangoniekaha, les membres actifs de ladite danse de réjouissance ont célébré les précurseurs le Samedi 15 Août 2026 sous le parrainage distingué de Touré KAKPOMTIA François, fils et cadre dudit village. La joie était à son comble avec la participation des groupes « Sitah », venus des villages de la sous-préfecture d’Arikokaha.

Les festivaliers ont situé le contexte de la célébration par la voix de leur président René. Pour lui, au regard du rôle important joué par la danse quarantenaire dans les cérémonies de réjouissances et funèbres à Nangoniekaha, il était juste de rendre hommage à ceux qui ont favorisé son introduction dans ledit village. C’est pourquoi, à en croire le président, pour le parrainage de cette importante cérémonie, le choix a été porté sur « Touré Kakpomtia François, un cadre exceptionnel réputé pour son sens élevé d’humanisme et de générosité démesurée. »

Justement, le groupe « sitah » présidé par René qui avait sollicité le parrain Banquier, pour l’acquisition d’une moto tricycle, a reçu un don d’un million de francs cfa pour leur requête.

Dans son discours, Touré Kakpomtia François a félicité les artistes de la danse célébrée, pour leur disponibilité et leur résilience. Il les a encouragés à assurer la perpétuité de cette danse stigmatisée à sa naissance, et qui fait désormais la fierté du peuple tagbana en général et de Nangoniekaha en particulier.

Aussi, a-t-il appelé les acteurs des autres danses du terroir à faire de même. D’ailleurs, dans la dynamique de promotion des danses traditionnelles, le parrain a envisagé contribuer à faire inscrire la danse «Logara», une autre identité culturelle de Nangoniekaha, au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

L’ingénieur fonctionnaire à la SGCI a promis être disposé à accompagner le groupe « sitah » dans tout ce qu’il entreprendra pour sauvegarder la prestation de cette danse. Mr C Seydou, l’un des rares précurseurs encore en vie, a dans son discours, fait l’historique de ladite danse. Selon lui, le « Sitah » a été importé dans les années 1980, de Latokaha, un village situé à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Niakara.

A l’en croire, les débuts de ce son chorégraphique ont été très pénibles. « Les vieux et les anciens du village ne voulaient pas entendre parler du Sitah, car selon eux, c’était une danse de sorcier. » a indiqué Seydou qui a rappelé leur résilience et aujourd’hui, toutes les cérémonies, soient-elles de réjouissances ou de funérailles, sont rythmées de cette danse.

Un hommage appuyé a donc été rendu aux précurseurs défunts, à titre posthume. Notons que cette journée de célébration du « Sitah » a été marquée par la présence d’une forte délégation de l’opérateur de téléphonie mobile « Moov » dont une antenne relais assure la fluidité de la communication à Nangoniekaha depuis des mois. Ça été l’occasion pour la population de réitérer sa reconnaissance au parrain Touré Kakpomtia François, grâce à qui, l’antenne a été implantée.

En tout cas René, le président du groupe Sitah bénéficiaire du don du tricycle, a exprimé sa gratitude au parrain, tout en demandant au tout puissant de veiller sur lui.

La cérémonie s’est achevée dans la liesse populaire au son dans la danse célébrée.

  Assemian Navenko

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