Niakara/A Kafiné, un cadre fait bastonner des enseignants.

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Un témoin des faits raconte que depuis un certain temps, il y avait un froid entre certains villageois et les enseignants en service à Kafiné. C’est dans cette ambiance qu’un instituteur célébrant son anniversaire à domicile, a bien voulu continuer la joie (le show) dans un maquis du village en compagnie de certains collègues.

Seulement voilà. Dans le village il n’y a que deux maquis qui se font face. L’un des maquis a refusé de recevoir. Face à cette situation, les enseignants se rabattent sur le second maquis où ils se sont amusés avant de rentrer sans incident.

Une fois à la maison (en cité), l’un d’entre eux, celui dont l’anniversaire a été célébré, reçoit la visite d’une serveuse du maquis qui leur a refusé l’accès. Elle lui réclamait la somme de 2000f ( deux milles francs) qu’elle lui avait cédé à la suite d’une course que ce dernier a effectuée pour elle à Abidjan depuis l’année passée. Au cours des échanges, l’instituteur reçoit des coups de la serveuse. Voulant se défendre en tant qu’homme, il reçoit par la suite toute une foule de jeunes chez lui qui se rue sur lui. Il est roué de coups venant de toutes les directions. Ses collègues accourent pour vapaiser la situation et sont également pris à partie.

Renseignements pris, l’ordre d’en découdre avec les enseignants, serait venu d’un cadre du village de qui tout le monde a peur vu sa force financière. Il s’en suit une accalmie que met à profit un autre enseignan pour aller chercher sa fille chez un de ses amis dans le village. A son tour, il se voit aussi bastonner, cette fois à sang par les mêmes villageois. Le comble est que l’un de ses collègues qui a reçu un badaud chez lui à domicile, il a été bastonné ainsi que sa femme enceinte qui voulait porter secours à son mari.

Au moment où nous mettions sous presse cet élément, l’instituteur battu à sang, était encore à l’hôpital où il a reçu la visite de ‘inspecteur et des autres enseignants.

Le cadre instigateur des rixes aurzit été mis aux arrêts par la gendarmerie de Niakara. Quant aux autres jeunes agresseurs, ils sont portés disparus et sont encore recherchés par la gendarmerie.

En réaction immédiate, la composition de passage en cours à Kafiné a purement et simplement été annulée et le retrait des enseignants par l’inspecteur est à lordre du jour jusqu’à nouvel ordre.

Des discussions sont en cours à l’heure actuelle à la gendarmerie de Niakara entre l’inspecteur et les villageois.

JPH

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