​Niakara/ Sécurité routière : Le carrefour du Stade Nallo Bamba, une urgence absolue. Agir avant le drame

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Il est des lieux urbains dont la simple évocation du nom suscite une inquiétude légitime chez les riverains. À Niakara, le grand carrefour du Stade Nallo Bamba fait malheureusement partie de ceux-ci. Le traverser constitue un véritable danger pour la population. Situé au cœur du quartier Habitat, juste en face de l’emblématique espace « Le Principal », ce nœud routier stratégique dessert à la fois la route de Tortiya, le quartier Makaroa, le foyer municipal et le très fréquenté grand marché.

​Chaque jour la hantise d’un accident taraude l’esprit des habitants et des commerçants qui vivent dans les encablures de ce carrefour à la traversée hautement périlleuse. Entre l’activité débordante du grand marché, les déplacements des résidents et le flux ininterrompu des engins à deux ou trois roues, des véhicules, notamment des camions poids lourds en partance ou de retour de Tortiya, il, le carrefour enregistre une densité de circulation hors de contrôle. C’est presque un miracle que les journées se terminent sans le moindre grabuge. Au-delà de la simple saturation du réseau routier, c’est l’anarchie totale par des comportements humains qui transforment cette intersection en une véritable roulette russe.

​Sur les axes menant au carrefour, le spectacle offert par certains motocyclistes frôle l’irréel. L’incivisme y règne en maître, caractérisé par des excès de vitesse foudroyants des motards. Voir un conducteur enclencher son clignotant à gauche pour brusquement bifurquer à droite, est devenu une scène tristement banale. Ces incivilités répétées, combinées à l’absence totale de panneaux de signalisation et de feux tricolores, plongent les usagers et piétons dans une insécurité totale.

​Face à ce constat alarmant, la passivité n’est plus de mise. Faut-il attendre qu’un drame irréparable vienne endeuiller la communauté pour que des décisions fermes soient enfin prises ? La responsabilité est partagée, mais l’urgence d’une intervention publique s’impose avec clarté et fermeté.

​Il devient impératif que la municipalité de Niakara et les services techniques d’aménagement urbain prennent la mesure du péril. Pour discipliner ce flux incessant et réguler des trajectoires aujourd’hui imprévisibles, l’installation de feux tricolores apparaît comme la solution la plus efficace et durable. Un tel dispositif moderniserait la gestion du trafic, imposerait des arrêts stricts et offrirait enfin aux piétons des fenêtres de traversée sécurisées. En attendant la concrétisation d’un tel projet, la pose urgente de ralentisseurs imposants au niveau de l’espace « Le Principal » et des accès au marché permettrait de casser la vitesse excessive, tandis qu’une présence policière renforcée aux heures de pointe ramènerait la discipline indispensable chez les conducteurs de deux-roues. Ne dit-on pas à juste titre que la peur du gendarme est le début de la sagesse ?

​La sécurité des citoyens du quartier Habitat et de l’ensemble des habitants de Niakara est à ce prix. Il est désormais grand temps de transformer ce carrefour de la peur en une voie de circulation sûre et sécurisée pour tous

Gnakouri Tostao

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