Le gouvernement ivoirien, par la voix de son porte-parole Amadou Coulibaly, a rejeté l’idée d’un dialogue national réclamé par l’opposition concernant le nouvel organe électoral, privilégiant à la place le processus institutionnel géré par le ministère de l’Intérieur. Pour lui, la tenue d’un tel dialogue n’est plus nécessaire vu que toutes les institutions républicaines fonctionnent bien. Il maintient que le ministère de l’Intérieur reste le canal central pour recueillir les propositions des partis politiques avant leur examen et leur transmission à l’Assemblée nationale.
En rappel, une quinzaine de partis d’opposition (rassemblant notamment le PDCI-RDA de Tidjane Thiam, le MGC de Simone Gbagbo et le FPI de Pascal Affi N’Guessan) ont déposé un courrier commun à la Primature le 12 octobre 2026 pour réclamer une table ronde et un accord écrit préalable sur la nouvelle structure.
Pour sa part, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo, tout en ne s’associant pas directement à ce courrier spécifique, continue de réclamer séparément un dialogue politique inclusif.
Il faut se souvenir que la Commission électorale indépendante (CEI) a été dissoute en mai 2026, poussant l’opposition qui a longtemps plaidé dans ce sens, à exiger un consensus sur son remplacement pour prévenir les crises électorales.
Interrogé sur la question à la fin du Conseil des ministres, le ministre Amadou Coulibaly, porte parole du gouvernement a déclaré: « Je suis porte-parole, on ne m’a pas informé qu’il y aura un dialogue national, donc je ne peux pas porter cette information »; Poursuivant il a ajouté: « transformer aujourd’hui des actes normaux de la vie d’un pays en une surenchère politique », rappelant l’importance du respect des compétences des institutions.
JPH














