Région du Poro : Incivisme routier, dispositions administratives du code de la route, sécurité…100 conducteurs de mototaxi sensibilisés par la clinique juridique de Korhogo

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Appui à la participation citoyenne des associations de femmes et de jeunes dans les politiques locales de paix et de sécurité (Propas), tel est l’intitulé du projet, à l’initiative de leadership et initiatives des acteurs non étatiques (Liane 2), et mis en exécution par l’association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (Afjci) à travers la clinique juridique de Korhogo et financé par l’union Européenne.

Dans le cadre de ce projet, une centaine de conducteurs affiliés à l’union des conducteurs de mototaxis de la région du Poro (Ucmt-Poro) ont été conviés, le dimanche 18 juillet 2021 au siège de ladite union au quartier Air-France de Korhogo, à une rencontre communautaire. Des thématiques, entre autres,  telles que la connaissance de la justice, du parquet, l’incivisme des conducteurs, le respect des différents textes de loi relative à la conduite des mototaxis, les rôles de la police et du parquet dans la sécurisation de la population et le rôle de sanction du parquet pour les actes qui vont à l’encontre de la loi.

Lesquelles communications ont été animées par le substitut du procureur de la République près du tribunal de 1ere instance de Korhogo, Guehi Armand ; et le lieutenant N’takpé Patrice du commissariat de police de Korhogo. A en croire Oka Ismaël Kouassi Yayi, directeur de la clinique, ce projet vise à rapprocher les autorités en charge de la justice et de la sécurité des populations en vue d’une franche et sincères collaboration, de l’instauration durable et définitive de la cohésion sociale, de la sécurité. Aux dires du directeur de la clinique juridique de Korhogo, des sujets comme l’importance de l’assurance, l’excès de vitesse ainsi que les dispositions pour que les conducteurs de mototaxi soient dans les conditions idéales pour exercer leur métier.Il s’agit, à terme, de faire baisser le taux des nombreux accidents de la route qui endeuillent beaucoup de familles. Selon des chiffres officiels, chaque année en Côte d’Ivoire, ce sont 600 décès et 13.000 blessés qui sont enregistrés du fait des accidents.

Apparemment, les bénéficiaires de la rencontre communautaire semblent avoir bien reçu et compris le message : « On pensait qu’avoir la seule assurance de la moto, nous donnait automatiquement le droit d’exercer notre métier. Au cours de cette rencontre, nous avons compris qu’en plus de cette pièce, il nous faut également le permis de conduire, l’autorisation de transport et autres pièces afférentes afin de nous permettre de faire notre travail dans la quiétude », se félicite Soro Nalourgo Soungalo, président de l’union des conducteurs de taxi motos de la région du Poro.

 Billy Kakao

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