Renforcement des compétences agricoles : Daloa forme 65 techniciens à la production de semences de manioc certifiées

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Dans le cadre de l’amélioration durable de la filière manioc en Côte d’Ivoire, un atelier de formation s’est tenu les 23 et 24 juillet 2025 à Daloa.

L’événement a réuni 65 techniciens de l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) et des spécialistes en pépinières venus des régions du Centre-Ouest, du Nord et du Nord-Ouest du pays.

Cette session, organisée dans le cadre du Programme de Production Alimentaire d’Urgence (2PAU-CI), avait pour mission de renforcer les savoir-faire liés à la production de semences certifiées, un maillon clé pour augmenter la productivité du manioc, culture stratégique pour la sécurité alimentaire.

Le Dr Dibi Konan Brice, responsable de la station de recherche du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) à Bouaké, a alerté sur les conséquences désastreuses de l’utilisation de boutures non certifiées.

Selon lui, ces boutures peuvent véhiculer des maladies qui fragilisent les plants, réduisent les rendements et portent préjudice à toute la chaîne de valeur agricole.

Les participants ont été formés à différentes techniques, allant de la reconnaissance des variétés à la gestion intégrée des ravageurs, en passant par la production de semences de types R1 et R2.

Un accent particulier a été mis sur l’importance des parcs à bois de manioc, éléments essentiels pour garantir la pureté et la santé des boutures.

La formation vise aussi à promouvoir une diffusion efficace de semences de qualité sur l’ensemble du territoire ivoirien, afin d’assurer un approvisionnement régulier aux agriculteurs, aux transformateurs et aux industriels, contribuant ainsi à structurer et dynamiser la filière manioc.

Selon les données de la FAO, le rendement actuel du manioc en Côte d’Ivoire plafonne à environ 6 tonnes par hectare. Le potentiel d’amélioration est toutefois considérable : en utilisant des variétés améliorées et des techniques agricoles modernes, les rendements pourraient atteindre 30 à 40 tonnes par hectare.

Le programme 2PAU-CI répond ainsi à un besoin crucial en formant des producteurs capables de fournir des semences certifiées.

Cet atelier s’inscrit dans une série de cinq formations nationales.

Après la session inaugurale tenue début juillet à Yamoussoukro, la prochaine étape se déroulera à Dabou, dans le Sud, avec pour objectif d’étendre ce programme à l’ensemble des régions productrices.

Davila Y

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