Reportage/Béoumi-Sakassou-Tiébissou. Quand 24 localités urbaines sont unies par une splendide route

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Depuis des dizaines d’années, les populations des trois départements, Béoumi, Sakassou et Tiébissou caressaient l’espoir d’être reliés par la route. Aujourd’hui c’est chose acquise grâce à la vision d’un homme, le Président de la République Alassane Ouattara pour qui la route précède réellement le développement. Cette infrastructure entre ces trois ville, il est évident de le dire, facilite le déplacement des populations et accroît leurs activités économiques. Ici, ne vous avisez donc pas à dire « qu’on ne mange pas de goudron ». Les populations bénéficiaires elles, vous diront à tout le moins que leur route leur donne à manger. Le bitumage de cet axe routier qui comporte deux volets : Sakassou-Tiébissou et Sakassou-Béoumi était attendu depuis plusieurs dizaines d’années. Longue de 74 km, cette route relie 24 localités urbaines et rurales réparties entre ces départements des régions de Gbêkê et du Bélier. Ce samedi 8 mars 2025, il est 14h 13 mn, nous empruntons la nouvelle route Béoumi-Sakassou sous un temps particulièrement clément avec les dernières gouttes d’une pluie salvatrice qui a couvert pratiquement les deux régions sœurs du Hambol et du Gbêkê ce jour, atténuant les effets de la chaleur torride de ce mois de mars. Nous remarquons que la nature agonisante à cause d’une longue saison sèche, commence à reprendre vie avec une verdure qui se signale. Le tout dans une ambiance entretenue par des chants d’oiseaux et autres cris d’insectes divers. Après la capitale du peuple Walèbo, Sakassou, nous mettons le cap sur Tiébissou en prenant le soin de nous conformer à la limitation de vitesse (70km/h) prescrite sur cette route bitumée en 2×1 voie. Cette réalisation est un véritable pont entre les régions du Gbêkê et du Bélier. Longue de 34 kilomètres, elle contribue au désenclavement des villes de Sakassou et de Tiébissou. Selon les premiers témoignages recueillis à Sakassou et dans le premier village Kpambassou, les habitants et les voyageurs empruntant l’axe Tiébissou-Sakassou respirent bien depuis son ouverture. Il leur est désormais possible de se rendre à Yamoussoukro ou Abidjan sans passer obligatoirement par Bouaké, grâce à la concrétisation du projet d’aménagement et de bitumage de cette voie à une voie dans chaque sens, un projet vieux de plusieurs années qui a vu le jour sous la gouvernance du Président Alassane Ouattara. « Autrefois dans un état piteux, ce tronçon posait un problème pour les déplacements des personnes et des biens. La nouvelle route a considérablement raccourci le temps de trajet, facilité l’accès aux services sociaux de base, amélioré le confort, assuré la sécurité routière et réduit les coûts d’entretien des véhicules », nous explique tout de suite Kouamé Junior, Instituteur à la retraite à Kpambassou.

Les visées de de cette route

Cette voie qui fait partie de la politique de développement du réseau routier national au profit des villes, des provinces, des milieux ruraux du pays, a été conçue par le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire pour soutenir la croissance économique et faciliter l’accès des populations aux infrastructures sociales.L’objectif global du projet est de faciliter la mobilité des personnes et des biens entre les villes et les localités traversées par la route Tiébissou-Sakassou-Béoumi, L’amélioration de cette mobilité repose sur des infrastructures routières de qualité, constituant un facteur d’intégration physique et économique et un vecteur d’accroissement de la production et de la promotion des échanges, et de la cohésion nationale. De façon spécifique, l’aménagement et le bitumage de l’axe Tiébissou-Sakassou-Béoumi, vise à assurer une bonne structuration du réseau national et lui permettre de soutenir pleinement la croissance économique du pays à maintenir le réseau routier dans un bon état afin de diminuer les coûts d’exploitation des véhicules, d’accroître la sécurité des usagers et de faciliter la circulation des personnes et des biens à désenclaver les régions qui ont des potentialités importantes en matière de productions agropastorales, de richesses touristiques ou minières et contribuer ainsi à la lutte contre la pauvreté.

Ses caractéristiques. 

Son aménagement et son bitumage ont été fait en 2*1 voie. Le maître d’Ouvrage était le ministère de l’Equipement et de l’Entretien Routier, quand l’AGEROUTE en était le maître d’Ouvrage délégué et l’entreprise ETS MSSZ chargée de l’exécution des travaux. La route Tiébissou-Sakassou-Béoumi était autrefois handicapée par son mauvais état (en terre) dont le niveau de service médiocre avait une incidence négative sur les déplacements de personnes et de biens. Cette route a bénéficié d’un tracé neuf qui restera toutefois voisin de la piste existante. Les travaux se sont effectués sous circulation, et le trafic était maintenu pendant toute la durée des travaux. « Nous félicitons le gouvernement ivoirien actuel pour ses efforts relatifs à la construction de nouvelles infrastructures routières modernes et l’entretien de celles qui existaient, même si beaucoup reste à faire. Le développement de Béoumi était déjà sur les rails avec le pont sur le Bandama que le Président Ouattara nous a donné. Avec le bitumage de cette voie qui nous relie à nos villes sœurs de Sakassou et de Tiébissou, si le développement de Béoumi était lancé à 100 km/h, aujourd’hui il l’est à 200/km/h », nous a confié ce jour Nanan Ago Barthélémy, chef canton de Béoumi. Le projet avait véritablement pris forme avec une mission de l’Agence de gestion des routes en Côte d’Ivoire (AGEROUTE) qui avait rencontré les populations et les autorités le mardi 09 mars 2021 à la préfecture de Tiébissou en vue de les sensibiliser sur les impacts du bitumage de l’axe Tiébissou-Sakassou-Béoumi. Le chef de la mission Samuel Gbadja avait expliqué ce jour, les conditions d’indemnisation des populations impactées dans la réalisation de ce projet. Avec les différentes réactions positives des deux parties, les travaux ont pu démarrer pour aboutir au résultat qui se présente aujourd’hui à tous. « Que représente un champ d’anacarde à côté de la réalisation d’un rêve de tout un peuple qui dure de longues années. Merci au chef de l’Etat », avait dit en son temps dame Koya Martine, paysanne dont l’un des champ d’anacarde devait être détruit au profit de la nouvelle route. La route Béoumi-Sakassou-Tiébissou est belle et bien effective.

La consistance des travaux 

La mise en œuvre des travaux routiers sur cette voie a visé de façon spécifique à l’aménager et la construction de 74 km de route entre Tiébissou-Sakassou et Béoumi. 7 200 m de clôture d’école et de centre de santé, 06 pompes à motricité humaine (forages)ont été réalisées. En outre, il y a eu la sensibilisation des populations à l’environnement, au VIH/SIDA ; au COVID-19 et à la sécurité routière.

Des riverains dans la joie ne cachent pas leur reconnaissance au Président de la République.

Avec la fin des travaux de ce tronçon routier en son volet Sakassou-Béoumi long de 40 km il y a de cela quelques semaines, les populations des trois départements dans toutes leurs composantes, autorités administratives, coutumières, religieuses, hommes, femmes et jeunes de toutes les couches socioprofessionnelles expriment leur reconnaissance au Président de la République Alassane Ouattara. Non sans lui demander de candidater à la présidentielle d’octobre prochain afin qu’elles lui traduisent leur reconnaissance dans les urnes pour le beau travail qu’il a accompli pour elles. Quand les commerçants pensent qu’ils sont les plus grands bénéficiaires de cette route, les transporteurs, les paysans et les élèves soutiennent le contraire, chacun de son côté. Kouamé Ange Joseph, commerçant à Béoumi « Je suis très satisfait de la réalisation de cette route. Il y a longtemps que nous étions dans l’attente de cela. Maintenant que c’est chose faite, nous ne faisons qu’applaudir parce que nos voyages sont devenus faciles. Et puis nous nous déplaçons maintenant dans le confort. Pour nous les commerçants, le temps est précieux. Aujourd’hui j’arrive à rallier Sakassou et Tiébissou en temps record. Je suis très content ». N’guessan Kouassi Dominique, planteur « Tous les présidents qui se sont succédé avant Alassane Ouattara ont royalement ignoré cette route. Nous l’avons grâce à Alassane Ouattara. C’est le seul qui a pensé à nous. En tout cas moi je lui souhaite longue vie. Il faut que les autres arrêtent leurs longs discours pour le laisser travailler. Ni Bédié, Ni Guei, ni Gbagbo n’ont pu faire cette route. Merci papa ADO ». Konaté Oumar, chauffeur de Sakassou Express « Cette voie est très bonne. Figurez-vous qu’avant il nous fallait deux heures de temps entre Sakassou et Tiébissou. Maintenant en trente minutes tu es à Sakassou. Nous sommes vraiment à l’aise avec nos passagers. Quand le temps du voyage devient court, cela signifie que nous les chauffeurs nous gagnons plus d’argent et nous nous fatiguons moins. Nous sommes tranquilles. Nous avons une belle route qui n’a rien à envier à une autoroute. Je suis persuadé que si beaucoup d’usagers en provenance du Nord connaissaient cette voie, ils n’allaient pas se fatiguer sur l’autoroute ». Koffi N’guessan, mécanicien, (trouvé assis en bordure de route avec des camarades) « Le fait de nous voir assis en bordure de route est évocateur ; parce qu’avant, avec la poussière, personne ne pouvait se hasarder à cela. C’est dire donc que ce bitume est plus que le bienvenu ; Akadiaoufoué n’est pas loin de Béoumi, mais il nous fallait énormément de temps pour y aller. Sans compter avec la poussière et les escaliers. Nous disons un grand merci au Président Ouattara ». Nanan Koffi Kouamé Bertin du village de N’gbedjo-Kangré « Pour nous, Alassane Ouattara est un messi. Il marche dans les pas de Félix Houphouët-Boigny. Sans que nous ne fassions quoi que ce soit, il a compris que notre plus grand problème ici, était la route. Il nous a donné cette route après l’eau et l’électricité. Nous avons donc le développement. Aujourd’hui tous nos produits sortent des campements sont facilement acheminés vers Sakassou et Béoumi. On ne peut pas en demander plus que ça pour l’instant. Ce qui nous reste à faire, c’est de prier pour lui. Que Dieu veille sur lui et lui permette de poursuivre son action ». A Dianhou Kouakou Amoin Brigitte, commerçante, que chacun de ses voyages est un rêve. « C’est extraordinaire. Aujourd’hui je pratique tous les marchés, Sakassou, Béoumi, Tiébissou, Marabadiassa…Je vais même à Bouaké. C’est essentiellement grâce à cette belle route. Je n’avais jamais pensé que le bitume viendrait à nous un jour. Même quand on nous a dit que la route était arrivée à Sakassou, nous étions pessimistes. Mais dès qu’on a vu les premières machines, on a su que cette fois était la bonne. Nous avons maintenant notre bitume. Chez nous en Baoulé, on dit Alassane Moh. On ne tourne pas le dos à son bienfaiteur. En octobre prochain, nous allons lui dire merci dans les urnes ». Au carrefour d’Andobo-Aluibo, sur l’axe Sakassou-Tiébissou, N’guetta Kamenan Ettienne, élève en classe de quatrième au lycée moderne de Sakassou. « Le nouveau goudron nous facilite la vie. Aujourd’hui nous n’avons pas peur de rentrer en fin de semaine au village, même s’il n’est pas situé en bordure de route. Nous ne sommes pas loin du carrefour. Avec le goudron nous sommes protégés de la poussière. Merci au Chef de l’Etat ».

Les multiples avantages offerts par cette route.

On ne finira certainement jamais d’énumérer les atouts de cette route. Les rapports de voisinage se sont accrus et améliorés, car désormais, voyager à toute heure, est devenu un simple jeu. L’exode rural des jeunes et des femmes connaît désormais un net recul dans la mesure où la plupart des villages impactés bénéficient plus que du minimum de confort, (eau, courant et aujourd’hui la route). « Par le passé, j’étais obligé de résider à Sakassou où je louais une maison avec mes frères pour aller au lycée, pourtant mon village est situé à moins de dix kilomètres. Aujourd’hui je parcours facilement cette distance journellement à vélo avec mon frère lorsque nous avons cours. Du coup, nous n’avons plus besoin de payer un loyer chaque fin de mois en ville. La nouvelle route est vraiment une aubaine pour nous. C’est d’ailleurs le cas de plusieurs élèves comme nous ». Avec cette route, désormais, plus besoin de faire le long détour pour les populations de Tiébissou, obligées de passer par Bouaké pour rallier Sakassou et Béoumi, ou pour celles de Sakassou, contraintes de transiter toujours par Bouaké pour se rendre à Béoumi. Les avantages qu’offre cette route sont donc multiples : gain de temps, gain d’argent, moins de fatigue… Et au nom des populations, le maire Eugène Kouamé Kouadio s’est réjoui de ce projet de bitumage de l’axe Tiebissou-Sakassou-Beoumi en vue du désenclavement desdites localités et de leur rapprochement. On note que pour rallier Béoumi à partir de Tiébissou en passant par Sakassou, (la nouvelle voie bitumée), cela donne au 78 km contre 131 km si l’on partait de Tiébissou, passant par Bouaké pour Béoumi. A Béoumi tout comme à Sakassou, tout le monde salue l’avènement de cette route. En témoignent les propos de Yao Konan Arsène, enseignant à Béoumi et originaire de Tiébissou. « Autrefois, j’étais obligé de faire le grand tour par Bouaké pour me rendre chez moi au village à Tiébissou. Cela me faisait plus de 130 km de chemin. Or avec le bitumage de la nouvelle route, je n’ai plus qu’à parcourir 75 km. Au bas mot, c’est au moins 50 km de trajet que je gagne et donc un énorme gain de temps, sans compter que ma poche est moins éprouvée. Merci donc au chef de l’Etat qui montre chaque jour son amour pour tous les ivoiriens. D’aucuns parlent même du prolongement du bitumage de cette route jusqu’à Marabadiassa. Là, ce sera une vraie cerise sur le gâteau. Ce sera vraiment extraordinaire de partir de Tiébissou pour le Nord du pays sans être forcément obligé de passer par Bouaké. C’est une vision à saluer », a-t-il dit. Dame Aminata Diomandé, vendeuse de poissons à Sakassou, peine à cacher sa joie. « Avec cette voie, ce sont d’autres marchés qui vont s’ouvrir à nous. Au lieu d’être confinées à Sakassou, nous pouvons aller facilement à Tiébissou, Béoumi, même Marabadiassa et au-delà en moins d’une journée, là où il fallait plusieurs jours avec le risque de péremption de notre marchandise. Que Dieu protège tous ceux qui ont travaillé à la réalisation de ce projet.

Que dire aujourd’hui ? La route Béoumi-Sakassou-Tiébissou a donné le goût de vivre à des populations qui criaient à l’abandon de leurs localités par les différents pouvoirs qui se sont succédés. Cette route, selon ses bénéficiaires eux-mêmes, représente tout à leurs yeux. C’est pour quoi elles se lèvent comme un seul homme pour rendre saluer et traduire leur reconnaissance à celui qui a concrétisé leur rêve. « C’est lui seul qui peut nous apporter le développement et le bonheur », disent-elles presqu’en chœur.

JPH

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