Transport aérien : Pourquoi les billets sont chers ? Ce que dit le DGTA

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Dans une salle pleine du Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG), citoyens, journalistes et internautes se sont retrouvés pour comprendre un sujet qui touche au quotidien de nombreux voyageurs : le coût élevé des billets d’avion en Côte d’Ivoire.

Face aux questions directes du public, Ahmed Djibril Coulibaly, Directeur général du Transport aérien (DGTA), n’a pas esquivé. Il a expliqué les causes, reconnu les limites, et partagé les pistes d’amélioration en cours.

Un prix dicté par plusieurs facteurs

Pourquoi faut-il parfois débourser autant pour se déplacer en avion sur de courtes distances ?

Le DGTA l’a rappelé sans détour : les prix des billets sont largement influencés par des éléments extérieurs à la compagnie aérienne. Parmi les principaux facteurs :

Les taxes aéroportuaires et fiscales, parfois lourdes dans la sous-région ; Le coût du carburant qui reste très élevé pour les compagnies africaines ; La configuration du marché régional, peu intégré, ce qui empêche la baisse des prix par la concurrence ; Le faible taux de remplissage sur certaines lignes, qui oblige les compagnies à répartir les coûts sur un nombre limité de passagers.

Une dynamique régionale en cours

Pour faire baisser durablement les prix, la solution ne peut pas venir d’Air Côte d’Ivoire seule.

Selon le DGTA, des discussions sont en cours au niveau de la CEDEAO pour revoir certaines politiques fiscales et réglementaires. « Il faut harmoniser les charges, encourager la mutualisation entre États, et mettre en place des politiques d’allègement fiscal pour permettre des tarifs plus abordables », a-t-il plaidé.

Air Côte d’Ivoire n’est pas en surprofit

Contrairement à certaines idées reçues, le prix des billets ne traduit ni une mauvaise gestion, ni des marges abusives. Air Côte d’Ivoire, selon son superviseur, opère dans un environnement complexe, avec des marges réduites et de fortes obligations de qualité et de sécurité.

L’entreprise a transporté plus de 7,4 millions de passagers depuis sa création en 2012, mais continue de fonctionner avec prudence, face à un marché parfois instable.

Des efforts en vue, mais pas de miracle immédiat

Des efforts sont toutefois en cours. Le gouvernement souhaite : Réduire les coûts d’exploitation ; Diversifier les lignes rentables pour compenser celles à faible affluence ; Favoriser l’investissement dans des appareils plus économes ; Et surtout, mettre en place un dialogue sous-régional sur la fiscalité aérienne.

Mais ces changements prendront du temps. En attendant, la Côte d’Ivoire poursuit ses efforts pour offrir un service de qualité, tout en gagnant en compétitivité, dans un secteur mondial très concurrentiel.

Une transparence appréciée

En répondant à cette question sensible lors d’une rencontre publique, la DGTA a fait un geste fort vers les usagers. Ce n’est pas encore la révolution tarifaire, mais c’est le début d’une communication honnête sur les réalités d’un secteur clé.

Le message est clair : les billets sont chers, mais pas sans raison. Et la Côte d’Ivoire travaille pour que, demain, le ciel soit plus accessible à tous.

Davila Y

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