Transport/Menace de disparition des taxis compteurs. Bakayoko Sidiki, l’ex-PCA de la Matca tire la sonnette d’alarme

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Dans le milieu du transport en perpétuelles en évolutions, les entreprises doivent survivent aux changements en prennent en compte les besoins et attentes futures des clients en vue de les satisfaire. A cet effet, M. Bakayoko Sidiki, ancien Pca de la  Mutuelle d’Assurances des Taxis Compteurs d’Abidjan (MATCA) tire la sonnette d’alarme sur la menace de disparition qui plane sur les taxis compteurs et propose des solutions pour leur survie.

Depuis l’avènement des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) appelé communément Yango dans le secteur du transport urbain, les taxis compteurs peinent à faire des recettes. Face à cette situation, M. Bakayoko Sidiki, ancien président du Conseil d’Administration de la Mutuelle d’Assurances des Taxis Compteurs d’Abidjan (MATCA).et par ailleurs président de la confédération nationale des transporteurs de Côte d’Ivoire (CNTCI), tire la sonnette d’alarme sur le risque de disparition des taxis compteurs d’Abidjan.

De la naissance de la Matca

A en croire M. Bakayo Sidiki, pour mieux gérer les taxis, la Mutuelle d’Assurances des Taxis Compteurs d’Abidjan (Matca) a été créée en 1989 et a pour mission d assurer le risque Taxis Compteurs Les taxis sont  autorisés à circuler dans les communes d’Abidjan et pas au-delà.  Aujourd’hui avec  le découpage administratif du grand Abidjan, les taxis peuvent circuler sur une distance de 50 kilomètres. Mais en cas d’accident, l’assurance ne prend pas en compte au-delà de la commune.

Mauvais coaching de la Matca

Pour lui, à l’arrivée des Yango, la Matca les a combattus au lieu de les intégrer. Cela a provoqué la concurrence entre les taxis compteurs et les Yango. La qualité de service proposée par les Yango a pris le dessus. De 12000 taxis compteurs avant l’arrivée des Yango, on est passé à 8000 taxis compteurs aujourd’hui. Soit 1/3 de taxis compteurs a disparu de la circulation. Vieillissants, ils sont obligés de se transformés en voitures banalisées pour transporter les clients. Cette situation n’arrange guère les entreprises de taxis compteurs dont la masse salariale absorbe près de 20% de la recette et déboursent quarante mille (40.000) FCFA par mois pour s’acquitter des frais de l’assurance. Soit quatre cent quatre-vingt mille (480.000) FCFA dans l’année. Ce qui constitue un manque à gagner.

Difficile renouvellement du parc de taxis compteurs

Aujourd’hui, le renouvellement du parc des taxis compteurs n’est pas facile dans la mesure où il est difficile d’acheter une voiture à 10 millions de FCFA pour espérer faire du profit. Cet argent ne peut pas être amorti pour la simple raison que les couts du carburant et les pièces sont trop élevées.  Selon lui, tous ceux qui ont acheté des véhicules neufs pour faire du taxi compteur s’en sont sorti avec des dettes.

Quelle solution pour la survie des taxis compteurs

Avec l’arrivée prochaine du métro et du Tramawy, l’activité des taxis compteurs va prendre absolument un coup. Ils sont obligés d’améliorer la qualité de leur service et mieux se comporter vis-à-vis des clients et copier sur les Yango en se dotant du système GPS dans l’espoir de se maintenir en vie.

Aussi, l’ex-Pca de la Matca propose la réduction du nombre de kilomètre par chute du compteur et la création d’une commission composée du ministère des transports, du Haut Conseil des transporteurs, du syndicat de taxis compteurs et du Conseil d’ Administration de la Matca pour analyser et sauver le secteur dans les années à venir. 

N. KKouassi

Légende photo: Bakayoko Sidiki (ex-Pca Matca)

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