Transport routier: Abdoulaye Sylla, président (FENSC-CI) appelle les acteurs à voter le président Ouattara

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Abdoulaye Sylla, président de la Fédération Nationale des syndicats des conducteurs de Côte d’Ivoire (FENSC-CI), Gérant de l’Entreprise Sylla Emergence Transport Express et représentant des transporteurs dans le Fonds de Développement du Transport (FDT) parle du bilan du président Alassane Ouattara dans le secteur du transport routier en Côte d’Ivoire et appelle tous les acteurs à le voter le 25 octobre, jour du scrutin.

Au niveau des infrastructures routières.

Depuis l’avènement du président Ouattara au pouvoir, il a un bilan très positif dans le secteur du transport. Concernant les infrastructures routières, nous lui disons merci d’avoir pensé aux transporteurs. Beaucoup de ponts, routes et péages ont été construits ou réhabilités. Le prolongement de l’autoroute Yamoussoukro-Bouaké. Les travaux du bitumage de la voie de la côtière  Abidjan- San Pedro et plusieurs routes à travers le pays. Ces infrastructures routières nous ont permis d’économiser beaucoup d’argent et réduire les frais d’entretien de nos véhicules. Ce n’est pas facile mais beaucoup d’efforts ont été faits. Nous lui souhaitons un mandat de cinq autres années pour réaliser d’autres infrastructures routières sur l’ensemble du pays. Nous disons également merci au président d’avoir nommé M. Cissé Bacongo Ministre-gouverneur du District Autonome d’Abidjan qui dans son plan d’action, crée des gares de stationnement pour nos véhicules.

Le renouvellement du parc automobile

Concernant le renouvellement des parcs automobiles, les moyens ne suffissent. Nous attendons que le gouvernement fasse les efforts pour donner assez d’argent au Fonds de Développement du Transport (FDT) pour que le renouvellement soit effectif. Dans le cadre du projet PMUA avec la Banque Mondiale et les partenaires financiers, il a été dit que nous pouvons bénéficier de 1000 minicars et 2000 taxis communaux woro-woro pour jouer le rôle de rabattement pour permettre au BRT (Bus Rapide de Transport) de transporter la population sur le tronçon Yopougon-Bingerville. Nous attendons beaucoup ce projet parce que les moyens que l’Etat met à notre disposition ne suffissent pas. Nous attendons le prochain mandat du président pour que quelque chose soit faite. En 2020, il a distribué 832 véhicules dans 31 régions avec toutes les facilités pour permettre aux bénéficiaires de devenir de grands transporteurs. Ça n’a pas été possible parce que ça nécessite beaucoup de moyens.  Il faut mettre beaucoup d’argent pour que cela soit effectif.

Les reformes administratives (pièces afférentes aux véhicules)

Au niveau des réformes administratives, quelque chose a été faite parce qu’on pouvait attendre plusieurs mois pour renouveler les pièces administratives de nos véhicules. Aujourd’hui, il faut une à deux semaines pour établir ces pièces. QUIPUIS a ouvert plus d’une quarantaine d’agences CGI (Centre de Gestion Intégrée) sur le territoire pour faciliter l’établissement des pièces et réduire le temps de files d’attente des usagers. Nous demandons que les efforts se poursuivent pour qu’on puisse avoir les pièces (carte de transport, mutation, carte grise, permis de conduire) dans 72 heures comme au départ avec la collaboration de DGTT. La reforme nous a beaucoup apporté parce qu’il y avait trop de ‘’margouillat’’ (intermédiaires) autour de l’établissement des pièces administratives des véhicules. Aujourd’hui, avec la digitalisation, ces ‘’margouillats’’ sont partis. Aujourd’hui, à partir du portable, on peut prendre le rang pour aller faire des pièces. C’est une avancée notable.

L’incivisme des conducteurs

L’incivisme est en train d’être combattu par le ministère des transports. Le Premier ministre de l’époque avait mis en place une Stratégie Nationale de Sécurité Routière qui a beaucoup payé. La stratégie a permis la mise en place de la vidéo verbalisation, le permis à points, la commission de retrait de permis de conduire et la campagne de sensibilisation contre l’incivisme chaque 3 au 10 de chaque mois. Nous pensons que dans les années à venir, nous allons laisser ça derrière parce que les sanctions sont effectives. Nous demandons à l’Etat de Côte d’Ivoire de construire des pistes ou bandes cyclables obligatoires pour les tricycles et les motocyclistes qui créent énormément de problèmes sur les routes parce que la plupart de ces engins n’ont pas de permis de conduire. Ils doivent avoir les routes spéciales.

Aussi nous les acteurs, nous avons fait des campagnes de sensibilisation sur les alcools frelatés où nous demandons à nos compatriotes de laisser ses alcools qui ne leur apportent rien. Les forces de défense et de sécurité avec l’OSER  utilisent les alcotests pour détecter l’alcool chez les chauffeurs. Avec les sanctions et la sensibilisation, je pense que beaucoup de choses vont changer dans l’avenir mais ça ne peut pas se faire dans l’immédiat parce que les habitudes ont la peau dure.

Les accidents de la route

Les accidents ne peuvent pas finir parce que la fréquence est très élevée en Côte d’Ivoire.  C’est le même mode de transport. Il faut qu’on arrive au transport multimodal. C’est ce qui est en train de se faire avec le projet PMUA. Le transport des passagers ne doit pas se limiter aux véhicules seulement. Il faut que le train, le bateau et l’avion  transportent aussi la population. L’État a beaucoup à faire. Au niveau aérien, l’Etat doit réduire le cout des billets d’avion  pour les rendre accessible à la population pour lui permettre de se rendre à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. Dans l’avenir, il faut penser au train à grande vitesse et permettre aussi à la population de voyager en bateau par la voie lagunaire et mer. 

La formation des conducteurs

Dans le projet PMUA (Projet Mobilité Urbaine Abidjan) Yopougon-Bingerville, il y a le volet formation. Au-delà du projet PMUA, l’Etat a prévu la formation continue des conducteurs qui sera sanctionnée par le certificat d’aptitude de transport routier(CATR). On ne peut plus conduire les véhicules de transport en commun sans faire la formation continue. Avant le renouvellement du permis de conduire, le chauffeur doit faire cette formation. Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, les auto-écoles n’ont même pas de véhicules pour former les gens. Sur 20 auto-écoles, peut-être 03 ont le véhicule auto. Il y a des écoles mais pas d’auto. Le ministère des transports ne doit pas donner des agréments aux auto-écoles qui n’ont de matériel de formation. A preuve, quand un chauffeur est admis au concours de la SOTRA, il est obligée d’être formé pendant des mois avant de devenir chauffeur de bus. Quelqu’un qui apprend à conduire sur le tas, va toujours faire des accidents. Les permis de conduire s’achetaient comme dans les boutiques. Lorsque les accidents se répétaient, le ministère des transports a envoyé les gendarmes pour aider les inspecteurs dans l’attribution du permis de conduire. Et ça marche bien 

Subvention du carburant

Depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire, c’est le seul président qui a subventionné le carburant pendant un an et demi lorsque le cout du pétrole a augmenté à l’international. Près de mille milliards de francs CFA ont été injectés dans le pétrole pour permettre aux transporteurs de circuler. En matière de carburant, personne ne peut critiquer le président. Il a fait beaucoup pour ne pas que le tarif du transport augmente. C’est pourquoi il n’y a pas de grève dans le transport routier. Nous lui disons merci. Au niveau de CEPICI, les grandes entreprises de transport ont bénéficié des 18% d’exonération sur le TVA. Nous demandons un peu plus pour que le transport puisse vivre.

 Racket des forces de l’ordre

Au niveau de rackets, avant l’arrivée du président Ouattara au pouvoir, chaque deux mois, un ou deux chauffeurs étaient tués. On a dénombré 36 à 37 chauffeurs tués par la gendarmerie ou la police. Depuis que le président Alassane Ouattara est là, on ne parle plus de chauffeur tué.

Nous remercions les forces de l’ordre avec leur tête le général Apalo qui ont éradiqué les coupeurs de route.  En ce qui concerne le retour  des barrages des forces de l’ordre sur les routes, nous ne sommes pas contre parce que la police a toujours fait du social. Car, la majorité de nos véhicules ne sont pas en règle. Mais quand il y a trop de barrages, il faut le dénoncer parce que ça ne fait pas honneur à la police. Nous demandons à la direction générale de la police de faire des contrôles inopinés sur les routes pour démanteler les barrages illégaux.

Appel à voter le président Alassane Ouattara 

Nous attendons la professionnalisation du secteur du transport routier et la construction des routes pour désenclaver les localités difficile d’accès. Pour permettre au président Alassane Ouattara de poursuivre la réalisation des infrastructures routières, nous appelons tous les acteurs du transport routier notamment les transporteurs, les chauffeurs et les assimilés à le voter massivement le candidat du RHDP, le président Alassane Ouattara, le 25 octobre 2025.

N.K

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