Axe San Pedro-Soubré et Daloa-Tengrela-Nigouni L’OFT : une trentaine de barrages illégaux identifiés, seront démantelés pour faciliter le transport routier inter-États

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Dans une opération d’envergure visant à rétablir la fluidité sur les axes communautaires, l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) a procédé, mercredi 10 décembre 2025, au démantèlement de plusieurs barrages illégaux dans les localités de Soubré et Daloa. Cette mission s’inscrit dans le cadre du corridor stratégique San Pedro – Daloa – Boundiali – Nigouni (frontière Mali), appelé PR8, essentiel pour le transit routier inter-États et l’intégration économique régionale.

La délégation est dirigée par Konaté Siaka, Chef du service Fluidité de l’OFT, et comprend des représentants du Port autonome de San Pedro, du Commandement supérieur de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) ainsi que de l’Unité de Lutte Contre le Racket (ULCR).

« Nous avons commencé par la côtière d’Abidjan à San Pedro. Aujourd’hui, nous intervenons sur l’axe du Programme routier 8 (PR8) de l’UEMOA, reliant San Pedro à Niougoni, en passant par Soubré, Daloa et Boundiali », précise M. Konaté. L’opération, qui se déroule du 8 au 18 décembre 2025, vise à couvrir l’ensemble des axes communautaires de Côte d’Ivoire.

Les statistiques de l’OFT a mis en évidence la prolifération inquiétante des barrages illégaux : Sur le tronçon San Pedro – Niougoni (714 km), 29 barrages ont été recensés alors que la réglementation n’en autorise que 10. Les localités autorisés à abriter les barrages officiels sur l’ensemble du corridor sont limités à 5, mais la mission a constaté que de nombreux postes supplémentaires sont installés par des agents non habilités.

Dans certaines zones comme Daloa, 10 postes de brigade routière de la Gendarmerie procédant a des contrôles ont été identifiés, alors que seul le Postes de Contrôle en l’entrée de la ville est légalement autorisé. « Ces barrages illégaux génèrent des tracasseries, alourdissent les coûts pour les transporteurs et ralentissent considérablement le trafic sur ces routes stratégiques pour l’économie régionale », a souligné Konaté Siaka.

La législation ivoirienne limite les postes de contrôle aux entrées et sorties de 33 localités identifiées. Tout autre point de contrôle constitue un barrage anarchique.

De plus, le règlement 15 de l’UEMOA, ratifié par le décret n°2015-652, stipule que pour les camions de marchandises : un contrôle au départ, un à la traversée de la frontière, un à la destination.

Tout autre contrôle sur les axes communautaires constitue une violation des normes. L’OFT veille au respect de ce règlement pour le trafic inter-États et à la circulaire interministérielle n°1136 de juillet 2011 pour le trafic national.

Au cours de son passage à Daloa le 10 décembre, la délégation n’a pas seulement démantelé les postes illégaux.

Le chef de mission a sensibilisé les agents présents sur les postes autorisés aux bonnes pratiques et au respect strict des réglementations en vigueur.

Les agents commis à des postes illégaux, notamment ceux des GMI, ont été démantelés, et leurs hiérarchies informées pour que ces postes ne soient plus réinstallés. L’Unité de Lutte Contre le Racket, représentée par le Capitaine Major Ehouman, sanctionne les cas de flagrant délit, en se conformant aux procédures du Tribunal militaire d’Abidjan.

Grâce à cette mission, les transporteurs et conducteurs peuvent désormais circuler librement, sans tracasseries ni coûts supplémentaires illégitimes. Cette opération participe également à l’essor du commerce intra-régional, en garantissant la sécurité et la fluidité du transport sur les axes communautaires. « Notre objectif est simple : que la réglementation soit respectée et que les transporteurs puissent exercer leur activité en toute sécurité, sans racket ni entraves », conclut Konaté Siaka.

La mission PR8 se poursuivra jusqu’au 18 décembre, couvrant tous les axes communautaires identifiés comme prioritaires pour la fluidité du transport et la sécurité routière en Côte d’Ivoire.

Davila Y

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