A la veille des fêtes de fin d’année, le président de la mutuelle des motocyclistes de Côte d’Ivoire (MMCI), ADOM Yao Michel demande à l’Etat de les aider à obtenir le résultat de leur sensibilisation en mettant en place des dispositions et de rester ferme dans sa prise de décisions.

Cet appel a été lancé le vendredi 12 décembre 2025, au siège de la MMCI à Yopougon zone industrielle. En effet, selon ADOM Yao Michel, la moto en Côte d’Ivoire représente 72 % des accidents de circulation. L’Etat en est conscient et prend chaque jours des mesures pour réguler la circulation et empêcher l’accroissement de ce taux, au besoin le réduire au maximum. Dans ce cadre, plusieurs mesures ont été prises depuis 2021. Notamment l’interdiction au tricycle de transporter les marchandises pour circuler sur l’autoroute, les boulevards et certains axes principaux des communes. Interdiction du transport de personnes sur les deux ou trois roues. Quant au port des casques, les campagnes de sensibilisation ont emmenées quelque motocycliste à prendre conscience. Mais la sensibilisation doit continuer car le défi dans ce domaine reste entier. Le gouvernement lors du dernier conseil des ministres de 2024, a demandé d’accroitre la sensibilisation des motocyclistes. Tout cela montre une volonté affichée de l’Etat pour une réduction du taux d’accidents impliquant les motocyclistes.

D’autre part, les membres de la mutuelle des motocyclistes de Côte dIvoire (MMCI) et les forces de l’ordre sont constamment sur le terrain pour donner aux motocyclistes les règle d’usage et les dispositions à prendre qui incombent ce secteur d’activités en matière de sécurité routière. Malgré tous ces efforts et la volonté affichée du chef de l’Etat exprimée a dernier conseil des ministres de 2024, le taux des accidents de la circulation de motocyclistes ne baisse pas. Pour le président de la MMCI, l’Etat doit davantage s’impliquer pour que la mutuelle, interlocuteur principale puisse obtenir le résultat de sa sensibilisation. Pour ce faire, ADOM Yao Michelle appelle l’Etat à impliquer leur bureau aux prises de décisions. A les aider par des subventions pour accroitre la sensibilisation sur le territoire national. A demander que les autos écoles forment les motocyclistes sur les engins de deux et trois roues. A retirer les mineurs de leur secteur d’activité. A prendre des décrets ou arrêté pour que la vente de la moto se fasse après la présentation du permis de conduire et la moto doit être accompagnée de deux casques de protections pour les usagers. Enfin, mettre en place une commission multipartite composée des forces de l’ordre, du ministère et des membres de la MMCI pour discuter des questions liées à l’usage de la moto en Côte d’Ivoire. Pour ADOM Yao Michelle, si ces propositions sont prises en comptes, le taux des accidents de motocycliste pourra véritablement être réduit.
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