Bouaké/L’Ong AVSI engage la lutte contre la traite des êtres humains.

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L’Association des volontaires pour le service international (AVSI), s’appuyant sur le projet Expertise France, appelle toutes les bonnes volontés à participer activement à l’éradication de la traite des êtres humains ( TEH ). Dans cette optique, elle a organisé en collaboration avec la direction régionale de la promotion de la promotion de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et du service civique de Gbêkê, le jeudi 04 mai 2023, une conférence publique autour du thème  » La traite des êtres humains « .

Cette conférence publique a eu pour cadre la grande salle de conférences de la préfecture de région, à l’endroit des autorités, des guides religieux, des chefs traditionnels, des responsables de groupements socioprofessionnels, des leaders de jeunes et de femmes.

Dr Leh Bi Marcel, sociologue, spécialiste des questions de développement et de la gouvernance et enseignant- chercheur à l’université Alassane Ouattara (UAO), évoqué au cours de son exposé, les causes, les conséquences et les formes de la traite des êtres humains, sans omettre de relever les mesures prises par les autorités compétentes pour lutter contre ce fléau.

Selon lui, la traite des êtres humains, si l’on veut bien se fier au Nations unies, est les le 3ème commerce criminel illégal après les trafics de drogues et d’armes en plus de générer à l’échelle mondiale, environ 504 milliards de dollars.

A l’en croire, les causes de cette traite sont nombreuses et varient d’un pays à l’autre.  » Les violences criminelles, les violences sociales les catastrophes naturelles et bien d’autres facteurs comme le mariage forcé, l’enlèvement d’organes, la prostitution, le travail domestique, la pauvreté et la course à la richesse poussent de nombreuses personnes marquées par le désespoir à s’y adonner », se désole-t-il, soulignant que les femmes et les filles sont les plus touchées.

Il révèle que dans ce tableau sombre, l’Afrique vient en 2ème position après l’Asie, quand notre pays, la Côte d’Ivoire est l’un des pays les plus touchés par cette traite, au premier rang, la ville de Bondoukou et de Bouaké qui sont les plus grosses pourvoyeuses de travailleuses domestiques.

Le conférencier a toutefois reconnu qu’il est difficile pour les autorités chargées de l’application des lois, de lutter contre le phénomène en raison de sa nature mondiale et de l’utilisation abusive de la technologie. C’est pourquoi il a souhaité et proposé une conjugaison des énergies pour arriver à bout de ce mal.

Tour à tour, la Directeur régional de la promotion de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et du service civique, Bamba Fatoumata et le représentant de l’ONG AVSI, Sidi Haïdara, ont à leur tour appelé toutes les composantes de la société à s’impliquer amplement dans la lutte à l’effet d’éradiquer ce fléau. Ce à travers des campagnes de sensibilisation et une franche collaboration avec les autorités compétentes.

JPH

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