La direction régionale des Transports de Gbêkê a procédé au lancement d’une caravane de sensibilisation sur la sécurité routière et de port du casque de protection. La cérémonie de lancement a eu lieu le mardi 15 octobre 2019 à mairie de Béoumi par Brahima Sako.
Pour lui, le bilan macabre enregistré sur les routes dans la région de Gbêkê inquiète plus d’un. C’est fort de ce constat a-t-il dit, que le ministère des Transports à travers sa direction régionale, a initié cette campagne dans les quatre départements de la région de Gbêkê. Il s’agira du 15 au 24 octobre 2019 de sensibiliser les populations sur les principaux facteurs d’accident mais également sur le respect de la réglementation de la conduite et du code de la route.
Pour Brahima Sako, cette caravane se présente à eux comme une vitrine pour la promotion des bonnes pratiques en matière de sécurité routière et surtout comme une activité pour l’émergence d’une culture de port de casque dans la région de Gbêkê. Car dira-t-il, les cas d’accident constituent un impact considérable aussi bien social qu’économique. « Les accidents de la route provoquent chaque année des pertes en vies humaines, des blessés et des handicapés. En initiant cette campagne, il s’agit pour nous d’abord d’expliquer les textes légaux sur la sécurité routière. Aussi inviter les conducteurs d’engins à deux et trois-roues à porter leur casque de protection et à respecter le code de la route. Le port du casque est une chose essentielle pour la sécurité des usagers de la route. Il peut minimiser les risques en cas d’accident de la circulation », a souligné Brahima Sako.
Un récent rapport de la police routière à Bouaké montre que 85% des accidents de la route dans la ville impliquent les utilisateurs d’engins deux ou trois-roues, 80% des blessures entrainent des traumatismes et 55% des victimes sont âgées de 18 à 35 ans.
Le directeur régional des Transports indique que ces données mettent en exergue l’extrême vulnérabilité de cette catégorie d’usagers de la route, qui ont pour seule protection le casque. «Le non-port du casque expose les usagers à des graves conséquences en cas d’accident aux traumatismes crâniens, entre autres, dont les réparations nécessitent d’énormes ressources matérielles et financières de la part de l’Etat et des parents des victimes. Il se présente donc comme le seul dispositif de protection pour les usagers de deux et trois-roues», a dit Brahima Sako.
Notons que pour la réussite de cette campagne qui compte à terme sensibiliser 10.000 personnes, plusieurs acteurs comme l’Office national de sécurité routière (OSER), le Quipux, le Guichet unique automatique, la SICTA et la Croix rouge de Bouaké sont mis à contribution et des casques de protection ont été distribués à chaque étape.
L’approche utilisée au cours de cette campagne de sensibilisation sur la sécurité routière et de port de casque de protection sera fondée sur des projections de films et des échanges avec les usagers de la route. Une belle brochette de programmes de campagne qui ne peut que réconforter les acteurs et responsables syndicaux et associations de transporteurs de Bouaké, Béoumi, Sakassou, Brobo, Diabo et Djébonoua, pour qui, « cette initiative est déjà un succès puisqu’à chaque étape, plusieurs personnes sont mobilisées et les conducteurs d’engins à deux et trois-roues portent désormais le casque », avancent-ils.
JPH













