En Côte d’Ivoire, la campagne 2023 de la campagne anacarde ne s’est pas déroulée au goût des producteurs dans plusieurs régions du pays, notamment dans la région du Hambol et singulièrement dans le département de Niakara. Cette campagne qui avait pourtant bien démarré avec un prix d’achat un peu au dessus du bord champ, laissait pourtant présager d’une bonne campagne. Malheureusement ce prix a vite faite fait de descendre au point d’être parfois en dessus de la moitié du prix bord champ fixé par le gouvernement à 315 f CFA contre 315 f l’année dernière.
Au cours d’une conférence de presse, le DG du Conseil Coton Anacarde a expliqué que la campagne actuelle se déroule dans un contexte international de crise économique.

D’autre part, il a expliqué également que la campagne 2023 est particulièrement marquée par une demande en amande de cajou inférieure à l’offre du fait principalement de la baisse de la consommation mondiale qui, elle, est un effet induit de la hausse des coûts de l’énergie au plan mondial. Selon lui, » Cette situation actuelle du marché de l’amande a eu pour conséquence directe la baisse généralisée de la demande et des prix à l’exportation de la noix brute de cajou des pays producteurs africains. Ainsi, les prix internationaux en direction de la Côte d’Ivoire ont baissé d’environ 30% en raison de la baisse de l’activité des industriels vietnamiens, principaux clients des noix ivoiriennes ».
A l’en croire, cette crise économique a également impacté le marché intérieur ivoirien. » Cette situation s’est traduite par un ralentissement des financements de la commercialisation par les exportateurs entraînant une baisse relative du prix de la noix de cajou au niveau des producteurs à partir du mois d’avril 2023 », a-t-il souligné. » Malgré les contrôles effectués sur le terrain, les prix de la noix de cajou au niveau des producteurs (prix bord champ) ont connu une baisse dès le mois d’avril dans certaines localités, passant en dessous du prix plancher fixé par le gouvernement », a également indiqué le conférencier.
Pour terminer, Adama Coulibaly, a voulu rassuré les producteurs et les acteurs de la filière de l’engagement du Conseil Coton Anacarde à tout mettre en œuvre pour préserver les acquis de la filière et les intérêts de toutes les parties prenantes dans le processus de commercialisation de la noix de cajou.
JPH













