Le mot d’ordre de grève lancé, ce mardi 14 mai 2019, par la Coalition du Secteur Éducation Formation de Côte d’Ivoire ( COSEFCI ), est tombé dans l’oreille de sourd. Tôt le matin, nous nous sommes mis à sillonner quelques établissements publiques de la villes de Bouaké pour nous impregner de la situation. Ainsi, il était 7 h 32 min, lorsque nous franchissions le grand portail d’entrée du lycée moderne de Nimbo. Là-bas, le personnel administratif était présent. Les cours se déroulaient sans incident selon l’élève K. G de la classe de 3ème2. Nous avons trouvé plus d’une dizaine de classe en cours. Nous avons joint au téléphone le proviseur, Coulibaly Souleymane qui se trouvant à Abidjan pour une mission dans le cadre de ses fonctions selon lui.
Ouattara Adama, adjoint au chef d’établissement du Lycée Moderne Nimbo, « la reprise est effective ici avec 73% du personnel enseignant dans les salles de classe qui font cours.» 
Pour permettre le déroulement normal des cours, les responsables du Lycée Moderne de Jeunes Filles ont fait appel aux forces de l’ordre qui ont dressé un véritable dispositif devant l’établissement, pour faire face à d’éventuelles tentatives de perturbations des cours. Nous avons aussi fait un tour au lycée TSF au quartier 2, les cours se sont déroulent normalement, nous a laissé entendre G.F, un éducateur dudit lycée.
Face à cette situation, des enseignants rencontrés se disent, pas concernés par cette grève étant donné qu’ils ne sont pas membres du syndicat qui a lancé le mot d’ordre du mot d’ordre de grève. Des élèves, assis en groupe dans des Lycées et Collèges visités, font savoir pour certains qu’ils ont effectivement fait tous les cours qui figurent dans leur emploi du temps, et pour les autres, le manque de professeurs fait qu’ils sont sous les arbres pour discuter entre amis. Le marathon s’est achevé dans la ville de Brobo.
À Brobo, au lycée municipal, presque la totalité des enseignants ont dispensé les cours selon leur emploi du temps, nous fait savoir un indiscret trouvé dans la cours. Dans la région du gbêkè, les enseignants de lycées et collèges ont joué aux soudes oreilles quant au mot d’ordre de grève lancé par les différents syndicats.

O.K.O

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