Si dans la plupart des régions du pays’ la tendance est à la reprise des cours à l’éducation nationale suite à la grève déclenchée par les enseignants du primaire et secondaire publics depuis le 22 janvier 2019, à Daoukro la fin de la récréation n’a pas encore sonné dans le secondaire. Les profs refusent toujours de reprendre le chemin des classes arguant qu’aucune satisfaction concrète n’a été donnée à leurs multiples revendications. Jusqu’au mercredi 13 mars 2019, l’heure n’était pas à la reprise ni dans le secondaire public, ni dans le privé. Aux dernières nouvelles, après une réunion entre les différents acteurs du système éducatif de la ville et les différentes autorités, la reprise des cours a été anoncée pour demain jeudi 24 mars à 7h. Notons que dans l’ensemble de la région de l’Iffou, la reprise est réelle à M’bahiakro, Prikro, Ouellé et Ettrokro dans tous les ordres d’enseignement, (primaire et secondaire public et privé). A Daoukro les instituteurs ont eux repris la craie. Au lycées modernes 1 et 2 de la ville, regroupé sur le même espace et au Collège moderne, plusieurs enseignants sont favorables à la reprise, mais craignent des représailles de la part de collègues grévistes. « Nous sommes un bon nombre d’enseignants favorables à la reprise des cours. Mais aucune mesure sécuritaire n’est prise pour nous permettre de travailler dans la quiétude au lycée. Chaque fois sue vous vous y aventurez, vous êtes l’objet de menaces et intimidations de certaines personnes en tenue civile. Ces gens sont en mission pour le compte de certains enseignants grévistes qui souhaitent une année blanche, on ne sait pour quel intérêt », nous révèle un prof de Sciences de la vie et de la terre SVT sous le couvert de l’anonymat. Un membre de l’administration d’un établissement secondaire privé de la place, lui dénonce une certaine passivité de l’autorité. « Pour moi il faut sécuriser tous les établissements de la ville avec la présence des forces de l’ordre en leur sein. Tant que nous resterons à tourner sans réaction face au dictat des perturbateurs, l’école restera bloquée. Il faut que les autorités de la ville prennent leurs responsabilités. Nous privés, on ne peut pas nous perturber tout le temps. Ce n’est pas normal », déplore t-il. En attendant, des communiqués à la radio locale et par un crieur public annoncent la reprise pour demain jeudi et déjà les élèves qui avaient replié dans les villages, ont commencé à rallier la ville. Il faut donc attendre demain pour voir.

JPH

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